Perturbations sur le réseau SNCF : Valérie Pécresse demande la suppression de la circulation alternée

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Perturbations sur le réseau SNCF : Valérie Pécresse demande la suppression de la circulation alternée
La présidente (LR) de la région Île-de-France souhaite la suspension de la circulation alternée.@ THOMAS SAMSON / AFP
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La présidente (LR) de la région Île-de-France souhaite la suspension de la circulation alternée et la mise en place de "bus de substitution".

La présidente (LR) de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a demandé mercredi la suspension de la circulation alternée mise en place pour lutter contre la pollution en IDF, "tant que la situation ne sera pas revenue à la normale" sur le réseau SNCF.

Série noire. Les usagers de la SNCF font face à une série noire, avec mercredi un nouvel arrachage de caténaire qui a interrompu tout le trafic au départ de la gare du Nord après un incident similaire sur le RER B la veille. Mais le préfet de police a annoncé que la circulation alternée des voitures serait reconduite jeudi à Paris et dans 22 communes de la petite couronne pour le troisième jour consécutif.



"Face à cette situation sur le réseau ferroviaire francilien, Valérie Pécresse demande au préfet de police de suspendre les mesures de circulation alternée, tant que la situation ne sera pas revenue à la normale", indique un communiqué de la région IDF. Valérie Pécresse demande également à la SNCF de "mettre en place des bus de substitution pour assurer la liaison entre Paris et le nord de l'Île-de-France et permettre aux Franciliens de rentrer chez eux ce soir", et "d'accroître les liaisons en bus entre Paris et les aéroports de Roissy".

800 millions d'euros par an pour rénover les infrastructures. La présidente de la région Île-de-France avait jusqu'à présent réclamé la mise en place "automatique" et "le plus rapidement possible" de la circulation alternée en cas de pic de pollution, mais c'était sans compter sur les incidents à répétition.  La présidente du conseil régional, également présidente du syndicat des transports d'Île-de-France (Stif), "souligne que cette situation est le résultat d'un sous-investissement chronique de l'État", et "renouvelle très solennellement sa demande au gouvernement d'accélérer les investissements prévus pour la régénération des infrastructures ferroviaires à hauteur de 800 millions par an et de recruter les personnels nécessaires pour mener ces travaux", ajoute le communiqué.

La "galère des Franciliens". Valérie Pécresse interpelle aussi Ségolène Royal, la ministre de l'Écologie qui a sous sa tutelle le secrétaire d'État chargé des transports Alain Vidalies, afin qu'elle sorte "de son silence devant la galère des Franciliens" et qu'elle s'engage "dès aujourd'hui à assurer les moyens financiers et en terme de personnels pour rénover les infrastructures".



Les transports en commun sont d'autant plus encombrés qu'ils sont gratuits depuis mardi, les Franciliens étant incités à utiliser les transports en commun au deuxième jour de la mise en place de la circulation alternée à Paris et dans sa banlieue en raison d'un pic de pollution. Le préfet de police a reconduit cette mesure pour jeudi.