Pénurie de carburant : "C'est un peu la panique, c'est la psychose", raconte un pompiste

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Alors que le blocage des raffineries continuent, les conducteurs anticipent. Résultats : les pompistes sont débordés.

Devant les stations-services, les files de voitures s'allongent. Les raffineries et certains dépôts sont toujours bloqués depuis vendredi matin par des salariés opposés à la loi Travail. Dans certains départements de l'Ouest de la France, la situation est même critique. On craint la pénurie.

Mesures de rationnement. Dans dix départements de l'Ouest, des mesures de restrictions ont été prises dès vendredi par la préfecture. Par exemple, dans le Finistère, "on est limité à 20 litres par personne", explique une pompiste débordée. "Et comme prévu, ça bouchonne. Les gens ne comprennent pas. Tout le monde prend ses précautions pour être sûre de pouvoir aller au travail lundi."

"C'est un peu la panique". Dans la Manche, la préfecture annonçait vendredi 24 stations "en rupture totale" de carburant et 45 en "rupture partielle". "C'est un peu la panique, c'est la psychose", reconnaît un autre pompiste. "Il y a des gens qui viennent faire des provisions mais qui n'ont pas besoin d'être là. On voit beaucoup de retraités à qui on met pour 10 euros d'essence. Ça veut dire qu'avec ce qu'ils avaient déjà dans la voiture, ils pouvaient faire 600 kilomètres. C'est de l'égoïsme, on voit ça à chaque fois."  

La panique donc, dans les stations services. Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat chargé des Transports, affirmait pourtant mercredi qu'il n'y avait, à ce stade, "aucun risque de pénurie de carburant."