Patrick Henry : le parquet favorable à une suspension de peine, examen le 12 septembre

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Patrick Henry, condamné en 1977 à la prison à vie, est hospitalisé depuis mai dernier pour un cancer. 

Il est en prison depuis 40 ans pour le meurtre d'un enfant de 7 ans. Mais Patrick Henry, l'un des plus anciens détenus de France, pourrait bientôt sortir. Le parquet de Melun s'est dit est favorable à la demande de suspension de sa peine pour raisons médicales. Cette demande sera examinée le 12 septembre par la justice, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

"Réquisitions favorables". Patrick Henry, 64 ans, hospitalisé depuis le 15 mai dans une unité sécurisée de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, souffre d'un cancer, a précisé son avocat, Hugo Lévy. Au vu de son état de santé, le parquet prendra des "réquisitions favorables" à cette demande, a déclaré la procureur de Melun, Béatrice Angelelli. Elle sera examinée par le tribunal d'application des peines (TAP) de Melun le 12 septembre dans la journée, a-t-elle ajouté. Selon l'article 720-1-1 du code de procédure pénale, la suspension de peine peut être accordée aux condamnés "atteints d'une pathologie engageant le pronostic vital" ou ceux dont "l'état de santé est durablement incompatible avec le maintien en détention".

Une demande de libération rejetée en 2016. Condamné en 1977 à la prison à vie, pour le meurtre du petit Philippe Bertrand, Patrick Henry, l'un des plus anciens détenus de France, symbole en son temps de la lutte contre la peine de mort, avait été libéré une première fois en 2001. Mais il était revenu derrière les barreaux après avoir été interpellé en 2002 en Espagne avec 10 kilos de cannabis.

Patrick Henry a depuis présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, dont la dernière avait été acceptée en janvier 2016 par le tribunal d'application des peines de Melun, avant d'être rejetée quelques semaines plus tard par la cour d'appel de Paris. Les juges avaient considéré que ses projets de réinsertion n'étaient pas assez concrets et estimé qu'il devait encore effectuer un travail sur lui-même.