Passe d'armes entre Villepin et l'avocat de Sarkozy

  • A
  • A
Passe d'armes entre Villepin et l'avocat de Sarkozy
Partagez sur :

MINUTE PAR MINUTE - L'interrogatoire de l'ancien premier ministre a duré jusqu'en milieu de soirée devant le tribunal, mercredi.

> 21h30 - La journée d'audience se termine.

> 19h55 - "Arrêtez de prendre les gens pour des cons et de poser trois fois les mêmes questions" : la charge de Me Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin, à l'adresse de Me Thierry Herzog, résume la violence de l'échange entre les avocats.

> 19h54 - "Des liens confidentiels avec mon client m'interdisent de répondre", lance Thierry Herzog ; "Ce n'est pas uniquement en qualité d'avocat que vous agissiez", répond Villepin.

> 19h52 - "J'ai bien connu Me Herzog quand j'étais secrétaire général de l'Elysée et il était moins agressif", poursuit Dominique de Villepin.

> 19h50 - "Vous n'arriverez pas à démontrer une implication du ministre que j'ai été pour des actions que je n'ai pas commises", répond Dominique de Villepin, interrogé par l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog.
> 18h30 - Après avoir répondu aux questions du procureur de la République, Dominique de Villepin va désormais être interrogé par Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy.

> 17h30 - Ingrid Betancourt s'invite au procès : d'après les instants d'audience saisis par Olivier Toscer, journaliste au Nouvel Observateur, et diffusés sur twitter, l'ancien premier ministre convoque Ingrid Betancourt dans son argumentation, à la plus grande irritation du procureur de la République.

> 17h00 - Dominique de Villepin est de nouveau à la barre. Il est interrogé par le procureur Jean-Claude Marin.

> 16h10 - Jean-Louis Gergorin réaffirme que Dominique de Villepin s'est recommandé d'instructions de Jacques Chirac.

> 15h59 - "Tout cela est triste. C'est bien qu'on en arrive à l'épilogue", déclare Jean-François Copé, invité de Questions d'Info LCP/FranceInfo/AFP. Le chef de file des députés UMP reconnaît que ce procès, où s'affrontent le chef de l'Etat et l'ancien Premier ministre, ne donnait "évidemment pas une très bonne image" de la majorité. "C'est le dernier épisode d'une longue et triste histoire. On verra bien ce qui en sortira", a-t-il conclu.

> 15h40 - Jean-Louis Gergorin à la barre. L'ancien vice-président d'EADS est confronté aux déclarations de Dominique de Villepin.

> 15h09 - "J'ai cette chance d'être souvent là dans les moments difficiles, heureusement j'ai les épaules larges", ironise Dominique de Villepin. Propos rapportés sur Twitter par un journaliste présent à l'audience.

> 14h52 - "Il n'y a jamais eu d'instruction présidentielle dans le dossier Clearstream et je n'ai jamais transmis d'instruction de Jacques Chirac", déclare l'ancien premier ministre, tout en assurant ne pas "chercher à couvrir" l'ancien président. (L'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, avait, lui, affirmé que Dominique de Villepin s'est recommandé d'instructions de Jacques Chirac.)

> 14h40 - "Tout aurait dû s'arrêter" en 2004 lorsqu'Imad Lahoud, source principale des listings au coeur du dossier, a été placé en garde à vue dans une autre affaire, voyant sa crédibilité mise à mal, estime Dominique de Villepin. "Le 25 mars, une source a explosé", raconte Dominique de Villepin. "C'est la quatrième fois que cette source posait problème". Dans une telle situation, "la règle est absolue, il faut couper court avec la source", or "personne ne s'est interrogé sur ce qu'il fallait faire avec Imad Lahoud".

> 14h18 - Dominique de Villepin affirme qu'une éventuelle implication deNicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream n'a été évoquée "à aucun moment" à l'occasion de la réunion le 9 janvier 2004 avec le général Rondot et Jean-Louis Gergorin. L'ancien premier ministre assure juste qu'il a été débattu de l'éventualité d'alerter Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, de l'affaire, ce qui a été écarté car jugé "pas opportun".

> 13h30 - Dominique de Villepin à la barre.

> 13h30 - Peu avant son audition, Dominique de Villepin, se dit victime de mensonges et de manipulation. "Je suis heureux de pouvoir aujourd'hui apporter ma contribution à l'émergence de la vérité dans cette affaire où les mensonges et les manipulations ont obscurci cette vérité", a déclaré l'ancien premier ministre à la presse.

> 13h20 - Arrivée de Dominique de Villepin au tribunal correctionnel de Paris. Il est jugé, avecquatre autres prévenus, pour "complicité de dénonciation calomnieuse, complicité de faux, recel de vol et d'abus de confiance".

> Les protagonistes de l'affaire Clearstream
> Clearstream : les grandes dates de l’affaire
> Tout le dossier Clearstream