Partir étudier à l'étranger : quels bénéfices ?

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Partir étudier à l'étranger : quels bénéfices ?
47% des demandeurs d'emploi qui sont partis en échange Erasmus ont trouvé un emploi au bout de trois mois@ PATRICK HERTZOG / AFP
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Apprentissage d'une langue, découverte d'une culture nouvelle, enrichissement personnel... Europe 1 fait le point sur les avantage que procurent un temps d'apprentissage hors des frontières tricolores.

Erasmus a 30 ans. L'anniversaire est l'occasion de revenir sur les bénéfices de ce temps - souvent un an ou un semestre - passé à étudier à l'étranger. Les points positifs sont autant à chercher du côté professionnel que du côté personnel. "C'est une année pour étudier, pour apprendre une langue et pour mûrir surtout", résume Sophie de Tarlé, rédactrice en chef de letudiant.fr qui était l'une des invités, jeudi, d'Allo Europe 1. 

Espagne, Royaume-Uni, Allemagne. Depuis 30 ans, 3,3 millions d'étudiants sont partis à l'étranger avec ce programme. A noter que 33 pays font désormais partie du processus auxquels il faut ajouter 169 pays partenaires. "Les Français aiment aller en Espagne, au Royaume-Uni et en Allemagne", précise Lucas Chevalier, porte-parole d'Erasmus +. Si l'objectif est d'apprendre la langue de Shakespeare, il faut savoir qu'au-delà du Royaume-Uni qui figure dans ce trio de tête, beaucoup de pays délivrent des cours en anglais comme les Pays-Bas ou les pays scandinaves. Côté finances, le programme permet d'obtenir une bourse allant de "150 à 400 euros" par mois, auquel il est possible d'ajouter des financements nationaux, régionaux et municipaux. "Il faut bien préparer son projet de mobilité" en amont, conseille le spécialiste.

Un enrichissement sur le CV et dans la vie. Sur un plan strictement professionnel, au-delà des avantages linguistiques, Lucas Chevalier vante le programme comme une ligne de valeur sur un CV. En cas de recherche d'emploi, les chiffres sont d'ailleurs plus favorables aux anciens Erasmus : "47% des demandeurs d'emploi qui sont partis avaient trouvé un emploi au bout de trois mois, contre 34% de ceux qui n'étaient pas partis. Le programme a également le mérite d'ouvrir à la citoyenneté européenne", selon son porte-parole. Partir peut aussi permettre de se construire... une famille : un million de bébés Erasmus sont nés en 30 ans selon les statistiques !

 

Erasmus mais pas que...

Il n'existe pas que le programme européen pour faire ses classes sur d'autres bancs. Exemple avec l'Ofaj : l'office franco-allemand pour la jeunesse permet notamment de partir durant la scolarité, en général en 4e ou en 2nde, années sans examen. 

Il est également possible de partir étudier dans des écoles ou universités étrangères comme les très prisées universités britanniques ou américaines. Attention ici, le coût des études tout comme les démarches administratives sont des questions qu'il faut avoir anticipé des années à l'avance. A noter que la Chine développe une large politique d'accueil d'étudiants étrangers.