Propreté à Paris : la verbalisation va être "intensifiée"

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Propreté à Paris : la verbalisation va être "intensifiée"
Depuis le 1er octobre 2015, tout jet de mégot peut coûter 68 euros à son auteur.@ JOEL SAGET JOEL SAGET / AFP
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Un des objectifs du grand plan de la maire de Paris est d'intensifier la verbalisation contre les jets de mégots et autres dépôts sauvages.

Anne Hidalgo retrousse ses manches et a présenté lundi un grand plan pour "faire mieux et davantage" en matière de propreté dans Paris, ville souvent jugée sale, en précisant que la verbalisation serait "intensifiée" contre les jets de mégots et autres dépôts sauvages.

Ne pas "nier les difficultés". "Je ne veux pas nier ou contourner les difficultés", a lancé la maire devant le Conseil de Paris en détaillant ce plan pour tenter de venir à bout de l'un des principaux sujets de récrimination des habitants ou des touristes dans la capitale française. Il prévoit ainsi des hausses d'effectifs (100 agents), des achats de matériels (22 millions d'euros), un nouvel horaire de collecte l'été (15h45-23h30) pour des secteurs prioritaires, touristiques, lieux de pique-nique, etc.

Augmenter les amendes de moitié d'ici 2018. Il s'agira aussi d'être "intransigeant contre ceux qui dégradent l'espace public", a indiqué la maire en annonçant que "la verbalisation serait intensifiée". L'objectif est d'augmenter le nombre d'amendes de 50% d'ici l'été 2018, avec le déploiement progressif de la "brigade des incivilités" installée en septembre dernier. Selon la Ville, 33.000 amendes ont été infligées en 2015, 37.000 en 2016. Depuis le 1er octobre 2015, tout jet de mégots, dépôt sauvage, déjections, etc, peut coûter 68 euros à son auteur.

Une "journée du grand nettoyage". Une "journée du grand nettoyage" sera organisée en juin "pour en faire un moment crucial de prise de conscience", selon Anne Hidalgo. De même, seront installés des "ambassadeurs" de quartiers. En outre, 1,5 million d'euros sera affecté à la dératisation. Anne Hidalgo a également lancé un "appel solennel" à l'Etat et à la Région Ile-de-France. Ceux-ci doivent trouver une "solution durable" pour que "la première image des touristes arrivant à Roissy et venant visiter Paris ne soit pas celle des dépotoirs" le long des autoroutes entre l'aéroport et la ville, a affirmé la maire, "c'est inacceptable".