Paris-Cahors : la circulation a repris sur deux voies

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Paris-Cahors : la circulation a repris sur deux voies
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La circulation ferroviaire a pu reprendre sur deux voies dimanche après-midi après l'évacuation du Corail accidenté vendredi soir.

La circulation des trains avait repris samedi matin sur l'une des voies après le déraillement d’un train sur la ligne Paris-Toulouse. La seconde voie a pu être rendue à la circulation dimanche après-midi après avoir été consolidée, les trains roulant toutefois à 40 km/h au lieu des 110 km/h habituels au niveau de l'accident. La locomotive et les deux voitures qui avaient déraillé vendredi soir après que le Corail eut heurté une remorque de foin ont été ramenées au dépôt de Limoges après avoir été remises sur les rails.

Le propriétaire de la remorque qui a provoqué le déraillement de la locomotive et de deux voitures du train Corail Paris-Cahors, vendredi près de Limoges, a été mis en examen samedi pour blessures involontaires. Cet agriculteur, habitant du Vigen dans la Haute-Vienne, a ensuite été remis en liberté.

Vendredi vers 20h45, la locomotive et deux wagons de voyageur d'un train Corail qui assurait la liaison Paris-Cahors avec 450 passagers à bord, ont déraillé à environ 15 km de Limoges. C'est du "jamais vu"a commenté le président de la SNCF, Guillaume Pepy. "C'est un accident absolument invraisemblable puisque la charrette de foin qui est venue tomber entre la locomotive qui tirait le train et la première voiture de ce train Paris-Cahors a semble-t-il dévalé plus de 600 mètres", a renchéri le secrétaire d'Etat aux transports Dominique Bussereau. Le procureur de la République de Limoges évoque quant à lui une distance de "474 mètres".

"A la suite d'une secousse liée au dépôt d'une balle de foin, les roues de la remorque sont sorties des cales, qui ont été retrouvées sur place", a expliqué le procureur, en précisant que la remorque n'avait pas suivi la pente selon une trajectoire rectiligne mais selon "un cheminement aléatoire". L'agriculteur a prévenu par téléphone les gendarmes à 20h40. Les gendarmes ont eux-mêmes contacté la SNCF à 20h41 mais la SNCF n'a pas eu le temps de prévenir à temps le conducteur. "Il y a un temps très court entre l'appel de l'agriculteur et le choc avec la remorque, entre 2 et 3 minutes", a estimé le procureur.

Le bilan de cet accident est lourd: 13 personnes ont été blessées. Un homme de 42 ans est toujours entre la vie et la mort. Il a été admis en réanimation après avoir été opéré en neuro-chirurgie. Il souffre de "polytraumatismes". Sur les quatre autres blessés hospitalisés vendredi soir, seuls deux sont encore dimanche à l'hôpital. L'un pour des côtes cassées, l'autre pour une fracture à la mâchoire.