Ouragan Irma : "Il faut continuer d'avancer"

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Cinq jours après le passage de l'ouragan Irma sur les petites Antilles, certains sinistrés ont pu être évacués. Damien et son petit garçon sont arrivés à Roissy lundi et seront accueillis par de la famille dans le sud.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Les sinistrés continuent d'appeler à l'aide, cinq jours après le passage de l'ouragan Irma sur les petites Antilles. Certains ont déjà pu être évacués, comme Damien, qui vit à Saint-Martin depuis 15 ans, et son petit garçon, arrivé à Roissy lundi. Son fils s'étant blessé au pied en marchant sur des clous, ils ont pu être rapatriés en priorité et vont rejoindre de la famille dans le sud. 

"On se résigne." "Ma maison a été complètement rasée parce qu'il y a eu une énorme vague, qui a tout nettoyé dans la maison", confie-t-il avec émotion au micro d'Europe 1. "Chez nous, c'était un terrain vague en fait. Imaginez des vagues de je ne sais combien de mètres de haut. Après, tout est dévasté et vous voyez des gens qui regardent leur maison complètement hagards. On se résigne", ajoute-t-il.

Désormais, il faut repartir de l'avant et commencer une nouvelle vie : "On va rentrer à la maison. On n'a pas eu de rentrée de classes, les infrastructures sont complètement abîmées. On va tâcher d'enregistrer Sébastien (son fils, ndlr) dans une école dans le sud de la France le plus rapidement possible parce qu'il faut continuer d'avancer."

"On va se remettre propre." Et la première chose qu'il va faire dès qu'il en aura l'occasion, c'est "se doucher" : "On va se remettre propre. Ça paraît stupide mais ce n'est pas évident. Quand on prend l'eau verte de la piscine pour se rincer… On revient au 14ème siècle. Donc on va rentrer, on va se détendre, on va voir la famille."

Mais Damien s'inquiète tout de même pour les répercussions que cela pourrait avoir sur son fils. "Je pense que le petit va avoir un petit contrechoc. Et même les adultes, je pense qu'on va passer quelques moments compliqués", lâche-t-il.

Une longue attente. Pour Marie-Louise, qui vient d'arriver à Paris avec sa fille Gwenaëlle, le soulagement se mêle encore à l'angoisse. "Mon mari est resté à Saint-Martin. Il y a beaucoup d'insécurité, et je ne suis pas tranquille tant qu'il n'est pas à Paris", confie la mère de famille. Sa fille de 15 ans abonde : "Il y a eu des coups de feu, des gens qui défonçaient notre porte pour venir piller. C'est vraiment horrible." 

Pour certains, l'attente pourrait être encore longue. Pour l'heure, la priorité au rapatriement a été donnée aux malades, aux blessés, aux touristes et aux enfants.