Nucléaire : une des garanties pour la fermeture de Fessenheim entérinée

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Nucléaire : une des garanties pour la fermeture de Fessenheim entérinée
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EDF doit désormais déposer une demande d'abrogation de l'autorisation d'exploiter Fessenheim, que le groupe a conditionné à la mise en oeuvre des garanties négociées.

EDF pourra bien redémarrer un réacteur de la centrale de Paluel à l'arrêt depuis près de 18 mois, selon un arrêté publié samedi au Journal officiel, une des garanties demandées par l'électricien dans le cadre de la procédure de fermeture de la centrale de Fessenheim.

Le réacteur n°2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime) est à l'arrêt depuis mai 2015, et EDF ne prévoit pas de redémarrer la centrale avant la fin novembre 2017. Or la loi sur la transition énergétique votée en août 2015 prévoit qu'un réacteur à l'arrêt depuis plus de deux ans est considéré comme en arrêt "définitif". Mais le gouvernement peut proroger jusqu'à trois ans cette durée. L'arrêté publié samedi au journal officiel proroge de "deux années" la durée d'arrêt de fonctionnement de Paluel 2.

Pour valider l'accord sur l'indemnisation à laquelle aura droit EDF pour la fermeture anticipée de Fessenheim, l'électricien avait obtenu l'assurance du gouvernement qu'il allait mettre en place cette prorogation. Son conseil d'administration avait ainsi approuvé l'accord d'indemnisation le 24 janvier dernier. Une autre condition porte sur l'extension du délai de l'autorisation de création de l'EPR en construction à Flamanville (Manche), qui arrive à échéance en avril prochain et dont le chantier a pris du retard. Selon cet accord, EDF recevra un peu moins de 500 millions d'euros pour fermer la centrale de Fessenheim au moment où l'EPR de Flamanville entrera en service, c'est-à-dire en 2018, selon le calendrier d'EDF.