Nouvelle nuit agitée à Firminy

  • A
  • A
Nouvelle nuit agitée à Firminy
Partagez sur :

Cinq commerces ont été incendiés jeudi soir dans la banlieue stéphanoise. Six personnes ont été interpellées.

Troisième nuit consécutive de violences à Firminy. Les échauffourées ont commencé vers 23h00 jeudi soir dans cette banlieue stéphanoise, au moment où se dispersaient les quelques 200 personnes rassemblées pour un sit-in au pied de l'immeuble de la famille Benmouna, dont le fils de 21 ans, Mohamed, est mort lundi en garde à vue.

"La pharmacie, la boulangerie, le salon de coiffure et le bureau de tabac du centre commercial du quartier ont été détruits par l'incendie", a indiqué le directeur de cabinet du préfet de la Loire, Sébastien Lime, ajoutant, que les pompiers "ont eu beaucoup de mal à intervenir à cause des rideaux de fer baissés des commerces", et parce qu’ils "ont essuyé des jets de pierre".

Pour cet habitant, "c’est dégoutant", de détruire les commerces essentiels à la vie du quartier :



"On compte également deux incendies volontaires de véhicules", a encore déclaré le préfet. Les incidents se sont soldés par six interpellations. "Le but n'était manifestement pas de tendre un guet-apens aux forces de l'ordre ni de piller les commerces mais de détruire", a estimé Sébastien Lime.

"On veut juste s’en prendre aux policiers", expliquent deux jeunes du quartier :



Le calme est revenu vers minuit dans la cité où un important service d'ordre de 150 policiers a été déployé. Six personnes ont par ailleurs été interpellées.

Le maire de la commune, Marc Petit (PCF), a déclaré vendredi avoir reçu l'assurance du ministre de l'Intérieur qu'un "dispositif de sécurité exceptionnel" serait mis en place dès vendredi soir.

Une marche silencieuse en mémoire de Mohamed Benmounia est prévue samedi dans les rues de Firminy. La famille de la victime a par ailleursdéposé plainte jeudi contre X, demandant "que la lumière soit faite sur cette affaire".

Europe1.fr avec Jean-Luc Boujon

> L'autopsie ne montre pas de "trace de violence"