Nouvel an : "un Français sur deux ne sait pas comment rentrer le 31"

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Invitée d'Europe Soir mardi, Anne Lavaud, déléguée de l’association Prévention routière, a rappelé les consignes de vigilance avant de prendre la route.

INTERVIEW

Au réveillon, boire ou conduire ? Neuf Français sur dix vont consommer de l'alcool du nouvel an. Mais l'étude annuelle des associations Prévention routière et Assureurs Prévention révèle, mardi, qu'un Français sur deux n'a rien prévu pour son retour de soirée le 31. Des chiffres qui inquiètent la déléguée générale de l'association Prévention routière, Anne Lavaud, interrogée dans Europe Soir mardi. "Les Français boiront près de quatre verres chacun. Au-delà de deux, on n'est plus en état de conduire", a-t-elle rappelé.

"La prévention routière, c'est comme les vaccins". En effet, selon les chiffres de l'étude, plus de six Français sur dix (64%) pensent boire au moins trois verres, soit un de plus que la limite autorisée avant de prendre le volant. Les hommes envisagent en moyenne de boire 4,6 verres et les femmes 3,2 verres. Mais 49% des personnes concernées par un retour en voiture, pour eux-mêmes ou leurs invités, en tant que chauffeur ou en tant que passager, n'ont rien prévu de particulier pour leur retour, soit la même proportion que l'an dernier (48,6%). Les Français n'auraient-ils donc rien retenu des dernières campagnes de prévention routière ? "Si", affirme Anne Lavaud. 'Les Français ont évolué, mais pas d’une année sur l’autre. La prévention routière s’évalue sur du long terme. C’est un peu comme les vaccins, il faut des rappels". 

Une soirée à risque. "Durant l'année, l'alcool est en jeu dans 30% des accidents mortels (28,3% en 2014, ndlr). Les soirs de réveillon, 24 ou 31 décembre, cette part monte à 50%", souligne le porte-parole de l'association Prévention Routière, Stéphane Daeschner. "Les accidents mortels se produisent essentiellement les nuits de week-end et de jours fériés. Cette année, le jour de l'An précède un week-end, ce qui cumule trois jours potentiellement pour faire la fête. Ça renforce notre inquiétude", souligne Anne Lavaud.

Quelles solutions ? Dans Europe Soir, Anne Lavaud a identifié quatre solutions possibles, à appliquer le soir du 31 si l'on a trop bu pour conduire. La première se décide en amont, en désignant un "capitaine de soirée". La seconde fait appel à une grande responsabilité, une maîtrise de soi et la confiance des amis : "se limiter à un ou deux verres tout au long de la soirée". Troisième solution : "rester dormir sur place". Et enfin, une option plus contraignante, et qui nécessite beaucoup de patience : "attendre que les effets de l'alcool se soient dissipés".