Orléans veut faire payer la note aux fêtards alcoolisés

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Orléans veut faire payer la note aux fêtards alcoolisés
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A LA CAISSE - La mairie d’Orléans entend faire payer les personnes interpellées en état d’ivresse, jugées trop chères et chronophages.

La mairie d’Orléans estime que les fêtards trop alcoolisés coûtent trop cher à la communauté. Conséquence : à compter du prochain réveillon du Nouvel An, la ville entend faire payer les personnes interpellées en état d'ivresse.

Et pourrait leur demander 120 euros, pour couvrir les frais de transport jusqu’à la cellule de dégrisement du commissariat, selon le quotidien régional La République du Centre de mercredi. Une "tarification" inscrite dans une convention entre la ville, la direction de la sécurité publique du Loiret et SOS Médecins, qui doit être soumise lundi prochain au conseil municipal et à laquelle a eu accès le quotidien.

"Chaque année, sur le territoire d'Orléans, 250 à 300 personnes en moyenne sont interpellées en état d'ébriété par la seule police municipale. Chaque interpellation nécessite le gel d'une patrouille, et génère des frais de transport importants pour la collectivité", argumente la municipalité.

En septembre dernier, Olivier Geffroy, adjoint au maire UMP d'Orléans chargé de la sécurité, avait déjà indiqué "réfléchir" aux moyens de "faire payer" les personnes en état d’ébriété. "Les ivresses publiques représentent 40% de l'activité nocturne de nos services (...). Une seule personne peut mobiliser un à deux équipages pendant 2 à 4 heures !", avait-il assuré.

Un dispositif auquel devrait être associé SOS Médecins. Le placement en cellule de dégrisement nécessite en effet "l'avis préalable d'un médecin", explique au journal le Dr Xavier Della-Valle, président de SOS médecins du Loiret. 

Si elle est mise en place, cette “tarification” viendra s’ajouter à l’amende de 150 euros dont doit s’acquitter toute personne interpellée en état d'ivresse manifeste sur la voie publique, précise La République du Centre.

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