Notre-Dame-des-Landes : l'expulsion des zadistes sera décidée au cas par cas

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Alors que la trêve hivernale va prendre fin, la préfète de Loire-Atlantique prévient que seuls les zadistes présentant un projet individuel clair pourront rester. Les autres devront partir. 

REPORTAGE

Une nouvelle fois, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes vit sous la menace d'une expulsion. S'il ne reste que quelques heures avant la fin de la trêve hivernale, et de la théorique expulsion des zadistes, 250 à 300 personnes occupent toujours les lieux. Leur situation devrait être étudiée au cas par cas. Selon les zadistes, l'opération d'expulsion promise à plusieurs reprises par le gouvernement ne doit pas avoir lieu. 

L'agriculture ou l'expulsion. "On a des propositions qu'on a commencé à présenter aux institutions dans l'optique de garder un cap global", révèle au micro d'Europe 1 Camille, qui vit dans la ZAD depuis quelques années. "Cette dynamique collective est beaucoup plus variée que l'agriculture", explique-t-elle. C'est d'ailleurs tout le problème pour la préfecture du Pays de la Loire et du Loire-Atlantique. "Il n'y a pas de solution collective", martèle la préfète Nicole Klein. "Tous ceux qui veulent rester le pourront dès lors qu'ils veulent s'installer officiellement et individuellement dans le domaine agricole. Les autres devront partir", insiste la préfète. 

Pas de projet collectif. "Ceux qui ont besoin de temps, auront ce temps", nuance-t-elle. Pour autant la ligne officielle est claire : "On ne discute pas d'un projet de vie collectif, on discute d'un projet individuel que l'on peut défendre". "Certains zadistes disent qu'ils ne veulent même pas défendre un projet individuel. On ne peut pas s'entendre avec eux", prévient l'ancienne secrétaire générale de la préfecture de Loire-Atlantique. Il reste donc très peu de temps aux zadistes pour faire le choix, avant le couperet de l'Etat.