Notre-Dame-des-Landes : les expulsions contrariées par l'arrivée de soutiens aux zadistes

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Pierre-Baptiste Vanzini, édité par A.D
Après une semaine d’expulsions, la situation s'enlise pour le gouvernement à Notre-Dame-des-Landes où les zadistes reçoivent des renforts de sympathisants.
REPORTAGE

Les expulsions avaient été annoncées, elles semblent en réalité bien plus compliquées que ce le gouvernement avait envisagé. A Notre-Dame-des-Landes, lundi matin, en face des 2.500 gendarmes se trouvaient non pas 250 personnes mais trois fois plus, avec l'arrivée chaque jour de nouveaux renforts.

"J'étais juste modérée, là, on se radicalise". Une semaine après le début de l'opération d’expulsion, plusieurs milliers de personnes sont venues sur la ZAD pour apporter leur soutien aux habitants. Beaucoup ont été choqués par les images d'affrontements, comme cette éducatrice spécialisée venue d'Ille-et-Vilaine : "Macron, là, il n'a rien compris en fait. Une solidarité vient de se créer. C'était déjà le cas, mais c'est encore plus fort que d'habitude. J'étais une personne juste modérée et ce qu'il a gagné aujourdhui, c'est que moi, comme d'autres, on se radicalise", lance-t-elle.

"Mes parents sont fiers de moi". Beaucoup veulent croire que le soutien est de plus en plus important au fur et à mesure que les jours passent, à l'image d'un jeune homme qui se présente cagoule sur la tête face aux gendarmes : "Nos idées arrivent à terme, elles arrivent à faire en sorte, par exemple, que mes parents qui n'étaient pas du tout d'accord avec moi avant sont aujourd'hui fiers de moi. Ils sont complètement d'accord. Le fait d'avoir mis la cagoule, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, on peut être vu comme un tas de personnes qui se mettent en collectif", explique-t-il. 

Les zadistes appellent néanmoins à l'apaisement pour que le dialogue puisse reprendre mais pour l'heure, aucun rendez-vous n'a été fixé avec la préfecture. Le bras de fer est toujours en cours.