Notre-Dame-des-Landes : la seconde opération d'expulsions se poursuit vendredi

  • A
  • A
Notre-Dame-des-Landes : la seconde opération d'expulsions se poursuit vendredi
Jeudi, les gendarmes ont procédé à une deuxième vague d'expulsions à Notre-Dame-des-Landes@ GUILLAUME SOUVANT / AFP
Partagez sur :

De nouvelles opérations d'expulsions sont en cours vendredi vendredi, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Jeudi, sept "lieux de vie" ont été démantelés.

La séquence devrait durer encore quelques jours. Vendredi matin, les expulsions ont repris sur le site de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, au lendemain du démantèlement de sept "lieux de vie", occupés illégalement

Une opération de la PJ en cours. Plusieurs dizaines de camions de gendarmerie ont pris position avant 6 heures dans le secteur de La Freusière, près de Saint-Jean-du-Tertre, à l'extrémité ouest de la ZAD, d'où se dégagent d'importantes fumées, tandis qu'un hélicoptère survolait la zone. L'accès au site a été interdit à la presse. Une opération de police judiciaire est par ailleurs en cours dans le cadre de l'enquête ouverte après un tir de fusée d'artifice contre un hélicoptère de gendarmerie en avril, a indiqué la gendarmerie.

Plusieurs sites ciblés. Les opérations se concentrent ce vendredi sur six sites situés un peu partout dans la ZAD. Outre "La Freusière", sont concernés "La maison des chats", "Le Phoenix", "Ker Terre", "Les cabanes anglaises" et "Ca geint de la tarte", a précisé la gendarmerie, ajoutant que "des squats doivent être déconstruits, d'autres murés car il y a un engagement à ne pas les détruire". Le patron de la gendarmerie a communiqué aux zadistes la liste des squats qui allaient être évacués. Selon Ouest-France, il n'y aurait pas d'affrontement entre zadistes et gendarmes mobiles pour l'heure, et aucune détonation n'a été entendue.

Des occupants illégaux. Dans un communiqué publié jeudi, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, assure que les habitats visés sont ceux d'occupants qui "refusent toute discussion et rejettent l'idée d'occuper ces terres de façon légale". Ceux dont le dossier a été accepté et ceux dont le dossier est en cours d'instruction" ne sont pas concernés par cette évacuation, a confirmé le général Richard Lizurey.

Cette évacuation survient quelques jours après l'annonce par le gouvernement d'une régularisation rapide d'une quinzaine de projets agricoles déposés par des occupants de la ZAD.