Hulot : "Il ne faut surtout pas suspendre les ambitions écologiques en temps de guerre"

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Invité à s'exprimer sur la montée du communautarisme et le terrorisme, mercredi, sur Europe 1, Nicolas Hulot a affirmé que ce phénomène était "prévisible". 

Alors que le ministre des Sports, Patrick Kanner, a évoqué dimanche sur Europe 1 une "centaine de Molenbeek à la française", ce quartier belge qui a vu naître plusieurs djihadistes, pour Nicolas Hulot, ce phénomène de radicalisation était prévisible. Invité exceptionnel de la matinale d'Europe 1 mercredi, il a en effet affirmé qu'"on aurait pu se préoccuper avant de la radicalisation des jeunes et des problèmes dans certains quartiers, car les signaux étaient bien visibles". Pour lui, "nous payons comptant des aveuglements". 

"Il ne faut pas laisser les inégalités se creuser". Plutôt que de diviser la société en parlant de "Molenbeek français", Nicolas Hulot a expliqué que,"ce qui est prioritaire en France et dans le monde, c'est d'incarner la solidarité". "Il ne faut pas laisser les inégalités se creuser. Aujourd'hui, quelqu'un ne doit pas avoir le sentiment qu'il n'a pas la même valeur que quelqu’un d'autre", a insisté Nicolas Hulot. Pour le président de la Fondation pour la nature et l'homme, il est hors de question d'avoir "une visibilité angélique de la situation". 

"20 millions de personnes se sont déplacés à cause du changement climatique". Alors que la coalition internationale frappe l'Etat Islamique en Syrie et en Irak, Nicolas Hulot a insisté : "Il ne faut surtout pas suspendre les ambitions écologiques en temps de guerre car la crise écologique ajoute des inégalités à l'inégalité. Et cela est la mère de tous les fléaux".

Il est donc indispensable, selon lui, de combattre ensemble ces deux maux car, "le climat et la désertification déplacent trois fois plus de monde que les conflits mondiaux aujourd'hui. En 2012, 20 millions de personnes se sont déplacées à cause du changement climatique".