Nice : un gardien de prison poursuivi pour avoir fourni des téléphones à des détenus

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Nice : un gardien de prison poursuivi pour avoir fourni des téléphones à des détenus
Le gardien a fait entrer des téléphones portables dans la prison de Nice (illustration).@ JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
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Un gardien de la prison de Nice est accusé d'avoir fourni des téléphones portables à des détenus. Il est jugé avec deux autres prisonniers, poursuivis pour recel.

Un gardien de la prison de Nice, accusé d'avoir fourni des téléphones portables à des détenus, a comparu vendredi, à l'issue de sa garde à vue, devant le tribunal correctionnel de Nice, a indiqué une source syndicale, confirmant une information de Nice-Matin. Ayant sollicité un délai pour sa défense dans le cadre de cette comparution immédiate, l'homme sera jugé le 21 juin prochain, a précisé cette même source. Il a d'ici là été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer.

Deux détenus également jugés. Ce gardien, poursuivi pour "introduction illicite d'objets à l'intérieur de la prison (les téléphones portables) et usage de produits stupéfiants retrouvés à son domicile" comparaissait en compagnie de trois autres personnes, parmi lesquelles deux détenus, l'un sous bracelet électronique et l'autre en liberté conditionnelle. Tous deux sont poursuivis pour recel, le dernier étant pour sa part poursuivi pour remise ou sortie irrégulière d'objets de détenu. Ils ont également été placés sous contrôle judiciaire dans l'attente de leur procès le 21 juin.

Actions de débrayage. Cette affaire intervient alors que la prison de Nice connaît depuis quelques semaines une situation marquée par une forte surpopulation carcérale et des agressions à répétition contre les gardiens. À la suite de ces agressions commises par des détenus, deux actions de débrayage, dont la dernière lundi dernier, ont récemment été organisées dans la prison par le personnel pénitentiaire. En 2014, déjà, un gardien de cette prison de Nice s'était retrouvé impliqué dans un trafic de stupéfiants. Il avait été condamné en première instance à trois ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis.