Nice : six gérantes de salons de massage asiatiques jugées pour proxénétisme

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Nice : six gérantes de salons de massage asiatiques jugées pour proxénétisme
Les établissements proposaient des massages avec des "charmantes masseuses asiatiques". Photo d'illustration.@ FRANCK FIFE / AFP
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Plusieurs salons, aujourd'hui placés en liquidation judiciaire, auraient été le théâtre de massages à caractère sexuel avec de "charmantes masseuses asiatiques".

Six gérantes de salons de massages asiatiques ont commencé à comparaître lundi devant le tribunal correctionnel de Nice pour proxénétisme, accusées d'avoir organisé la vente de massages à caractère sexuel dans leurs salons.

Les salons promettaient "une bulle de douceur et de sensualité". Ces six femmes de nationalité chinoise comparaissent aux côtés d'un Français, pacsé avec l'une d'entre elles. Un second homme, de nationalité chinoise, ne s'est pas présenté à l'audience. Tous sont principalement poursuivis pour "tolérance habituelle de la prostitution dans un lieu ouvert au public", la qualification pénale du proxénétisme hôtelier.

Leurs salons, Zen Beauty, Jade Tian ou encore Pearl Azur, aujourd'hui placés en liquidation judiciaire, promettaient notamment sur internet "une bulle de douceur et de sensualité" avec de "charmantes masseuses asiatiques". Le site précisait qu'il s'agissait de "massages sensuels sans but thérapeutique ni érotique", mais selon l'enquête des clients venaient en fait s'y faire masturber, une prestation sexuelle qu'ils payaient de 15 à 50 euros selon leurs auditions.

Plusieurs autres chefs d'accusation. Les salons semblaient fonctionner de façon assez semblable, des masseuses travaillant dans plusieurs établissements, et certains étant gérés par les mêmes personnes, selon l'enquête, qui a également trouvé des similitudes avec des affaires de proxénétisme dans le milieu chinois de Paris.

L'enquête, menée par la police aux frontières, avait démarré en 2013 à la suite de la dénonciation d'un voisin de l'un de ses établissements situés dans le centre-ville de Nice. Les huit prévenus sont également poursuivis pour d'autres délits, de l'exercice illégal de la profession de masseur-kinésithérapeute à l'aide à l'immigration clandestine, en passant par le travail dissimulé.