"Ni le président ni le gouvernement ne se sont impliqués dans l’obtention de nouvelles décisions qui auraient réduit la mortalité"

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"Ni le président ni le gouvernement ne se sont impliqués dans l’obtention de nouvelles décisions qui auraient réduit la mortalité"
@ JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
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Le nombre de morts sur les routes a augmenté de 8% par rapport à janvier 2016.

On vous l'annonçait dès vendredi sur Europe 1 en exclusivité : la mortalité sur les routes est de nouveau en hausse en France, avec +8,9% de morts ce mois de janvier par rapport à janvier 2016.  On démarre mal l'année, puisqu'on connait une mortalité en hausse pour la troisième année consécutive. On n'avait pas vu ça depuis 2002, lorsque Jacques Chirac, avait fait de la sécurité routière l'une de ses priorités. Pour Claude Got, expert en sécurité routière, ses successeurs ont failli sur ce domaine.

"C’est typiquement un problème interministériel !" "Bernard Cazeneuve, qui a eu la responsabilité de la sécurité routière au cours des dernières années, a dit qu’il serait le seul à s’occuper de ce problème, alors que c’est typiquement un problème interministériel ! Ni le président de la République ni le gouvernement ne se sont impliqués dans l’obtention de nouvelles décisions qui auraient réduit la mortalité. On parle du dioxyde de carbone, de la pollution, de la réduction de notre consommation de carburant, et pourtant Bernard Cazeneuve a refusé de descendre à 80km/h la vitesse sur le réseau où il y a plus de la moitié des morts. Les Flamands, eux, viennent de descendre à 70km/h sur ce type de réseau".