NDDL : "Pas de reprise du dialogue possible" sauf "arrêt immédiat des expulsions", annoncent les occupants

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NDDL : "Pas de reprise du dialogue possible" sauf "arrêt immédiat des expulsions", annoncent les occupants
Les opposants assurent "être dans une logique de dialogue". @ LOIC VENANCE / AFP
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Selon les occupants qui réclament le retrait des troupes de gendarmes mobiles, les autorités "ont interrompu le dialogue" et "choisi la violence".

Une vingtaine d'occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), ayant régularisé leur activité agricole ou en voie de le faire, ont exigé mardi l'"arrêt immédiat des opérations d'expulsions", seule "option" selon eux pour une éventuelle reprise du dialogue avec les autorités. 

"Ils ont choisi la violence." "Hier, les gendarmes mobiles ont détruit la bergerie des 100 noms. Aujourd'hui, ils sont en train d'attaquer d'autres lieux agricoles, ils attaquent tous les projets agricoles contrairement à ce qu'ils avaient dit", a déclaré lors d'un point presse Sarah, expulsée lundi du lieu-dit "Les 100 noms". "Aujourd'hui, ils ont interrompu le dialogue, ils ont choisi la violence, choisi de détruire ce qu'on a créé. Ils ont tué des animaux et clairement, ce sont eux qui interrompent le dialogue alors qu'on était nous dans une logique de dialogue apaisé", a souligné la jeune femme, tenant une agnelle morte dans ses bras, retrouvée selon elle dans les débris de la bergerie, démolie par les forces de l'ordre.

Un collectif d'une vingtaine d'occupants, exerçant sur la ZAD des activités agricoles ou para-agricoles, déclarées pour certaines, a eu plusieurs réunions avec la Direction départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), et a sollicité il y a une quinzaine de jours un rendez-vous avec la mutualité sociale agricole (MSA) pour se "mettre en conformité", a indiqué Sarah.

"Nous n'avons aucune confiance." "Depuis le début de la discussion, on a été bluffés totalement. Alors là, ils sont forts, parce qu'ils nous ont eus, on a cru dans le dialogue, dans l'apaisement et aujourd'hui, ils nous répondent par la violence", a souligné Willem, éleveur laitier installé légalement depuis deux ans sur la ZAD.



"Qui me dit que demain, à l'heure de la traite, les gendarmes mobiles ne seront pas en train d'embarquer les bêtes dans des bétaillères pour les amener à l'abattoir, nous n'avons aucune garantie, aucune confiance", craint-il. "On souhaite l'arrêt immédiat de cette opération policière qui n'est absolument pas légitime, il n'y a pas d'autre option", a déclaré Julia, apicultrice sur la ZAD, s'exprimant au nom du collectif.

"Si ce soir, la préfecture ne retire pas ses troupes, c'est la mobilisation générale", a également annoncé Julien Durand, porte-parole de la principale association d'opposants à l'ex-projet d'aéroport. Le collectif d'une vingtaine d'occupants appelle à un pique-nique militant mercredi à 13 heures en face du lieu-dit des "Fosses noires", en plein coeur des actuelles opérations d'expulsion.