NDDL : la préfète appelle les occupants à régulariser leur situation avant le 23 avril

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La préfète de Loire-Atlantique a appelé vendredi les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à régulariser leur situation sous dix jours.

Alors que l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est terminée, la préfète de Loire-Atlantique demande aux occupants de régulariser leur situation, c'est-à-dire déclarer leurs projets agricoles, avant le 23 avril.

Un formulaire simplifié à disposition. "J'ai demandé à la direction départementale des territoires d'élaborer un formulaire simplifié pour permettre à ceux qui le souhaitent de déclarer leurs projets dans les meilleurs délais", a déclaré Nicole Klein lors d'une conférence de presse à Nantes. "Il leur est simplement demandé à ce stade de déclarer leur nom, de déclarer le projet agricole qu'ils souhaitent développer et de préciser les parcelles sur lesquelles ils souhaitent le mettre en oeuvre afin que l'Etat (...) puisse instruire ces demandes".

Une main tendue sous conditions. Elle a précisé que la dépose de projets individuels "n'empêche pas le projet collectif (…). Il suffit de se regrouper comme ça s'est toujours fait avec les coopératives", en réponse aux opposants qui soutiennent le développement de projets collectifs sur la ZAD. Cette démarche "ne saurait prospérer si elle s'accompagnait d'une réoccupation sauvage ou du recours à la violence", a-t-elle toutefois ajouté. Elle a rappelé que "l'Etat n'acceptera pas" que des barricades soient à nouveau érigées sur les routes, les violences contre les forces de l'ordre et toute tentative de réoccupation illégale du site, en prévenant que "ceux qui se livreraient à de telles exactions s’excluraient d'eux-mêmes de cette possibilité de régularisation".


Un rassemblement dimanche sur la ZAD

Une opération coup de poing est en cours depuis vendredi 6 heures pour dégager la route départementale 81 obstruée par des barricades, couplée à une opération de police judiciaire dans le cadre de l'enquête sur le tir d'une fusée sur un hélicoptère de gendarmerie mardi. Les opposants, dont l'association historique Acipa, choqués par l'ampleur des destructions depuis lundi des lieux de vie et bases de projets agricoles, ont appelé à un rassemblement organisé dimanche sur la ZAD. 

La préfète a indiqué qu'elle n'interdirait pas ce rassemblement mais "souhaite qu'il se passe dans un endroit où il n'y a pas eu de démolitions". Elle a par ailleurs précisé que les gendarmes resteront sur place pendant "trois semaines à un mois" pour déblayer les parcelles, garantir la libre circulation sur la D281 (ex-route des chicanes, NDLR) et la D81, et empêcher toute réoccupation illégale".