Mort d'un patient égaré : l'AP-HP reconnaît de nombreux "dysfonctionnements"

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Mort d'un patient égaré : l'AP-HP reconnaît de nombreux "dysfonctionnements"
Un patient de l'hôpital Pompidou a été retrouvé mort trois jours après sa disparition dans l'enceinte même de l'établissement.@ THOMAS SAMSON / AFP
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Un patient avait été retrouvé mort trois jours après sa disparition fin janvier à l'hôpital Pompidou, à Paris. 

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris a reconnu mercredi "sa responsabilité" et de nombreux "dysfonctionnements" suite à la mort d'un patient, retrouvé trois jours après sa disparition fin janvier à l'hôpital Pompidou (HEGP) de Paris. Initialement hospitalisé au Centre hospitalier psychiatrique Sainte-Anne à Paris, ce patient avait été transféré au sein du service de médecine interne de l'HEGP dans le XVe arrondissement, où il a disparu le 28 janvier. Le 31, malgré des recherches quotidiennes, un agent de sécurité a trouvé son corps "dans une issue de secours du parking Nord" de l'établissement, selon le rapport d'analyse dévoilé mercredi par l'AP-HP.

Des défaillances dans "le processus de gestion de la disparition du patient." Des défaillances ont notamment été constatées dans le "processus de gestion de la disparition du patient" : risque de fugue sous-estimé, signalement tardif de la disparition au service de sécurité et au commissariat de police, ou encore méconnaissance de la procédure de signalement d'une fugue, modifiée en 2016.

La directrice du groupe hospitalier n'a été informée de la disparition que le 31 janvier à 13h, en même temps que du décès, selon le rapport qui égrène en outre "des carences" dans l'organisation des recherches, comme la "non utilisation du système de vidéosurveillance en rétrospectif", une "panne d'écran" ou une absence de plan de recherche. La famille, elle aussi prévenue "tardivement" (en début d'après midi le jour de la disparition, constatée tôt dans la matinée), n'a pas été suffisamment "prise en compte".