Montreuil crée un "Prix Tignous", deux ans après l'attentat contre Charlie Hebdo

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Montreuil crée un "Prix Tignous", deux ans après l'attentat contre Charlie Hebdo
Chloé Verlhac, l'épouse de Tignous, lors des funérailles du dessinateur, le 15 janvier 2015 à Montreuil.@ AFP
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Créé en hommage au dessinateur Montreuillois mort dans la tuerie de "Charlie Hebdo", le "Prix Tignous" est ouvert à tous les dessinateurs de plus de 18 ans ayant publié dans la presse francophone en 2016.

Deux ans après la tuerie de Charlie Hebdo, la ville de Montreuil a créé un "Prix Tignous du dessin de presse politique", a annoncé la mairie de cette commune de Seine-Saint-Denis où vivait le dessinateur. Tignous "était un Montreuillois fortement investi dans sa ville, notamment avec de jeunes collégiens et lycéens qu'il avait croqués lors d'ateliers d'expression", a souligné la ville dans un communiqué.

Concours de dessin de presse politique. Lancé vendredi, en présence de son épouse Chloé Verlhac et en partenariat avec l'hebdomadaire Marianne, le "Prix Tignous Concours de dessin de presse politique" est ouvert à tous les dessinateurs professionnels de plus de 18 ans ayant publié dans la presse francophone au cours de l'année 2016. Pour concourir, les artistes doivent envoyer leur dessin entre le 1er février et le 30 avril 2017.

Le prix sera décerné au printemps. Une statuette, représentant un des personnages dessinés par Tignous, sera remise au lauréat.

Création d'une "Bourse Tignous". En parallèle, la commune a créé une "Bourse Tignous" destinée aux Montreuillois de 18 à 25 ans, qui permettra de soutenir chaque année "le travail d'un jeune artiste sur la base des valeurs que Tignous défendait ardemment". Il prendra la forme d'un concours de dessin autour du thème "Arts et cultures en liberté".

"Ni Dieu, ni eux". Deux ans après l'attentat perpétré par les frères Kouachi qui avait décimé la rédaction de l'hebdomadaire satirique, Chloé Verlhac a de son côté rassemblé dans l'ouvrage Ni Dieu, ni eux (Chêne) plus d'une centaine de dessins où son mari Tignous se moque joyeusement du fanatisme religieux d'où qu'il provienne.