Le web se mobilise contre un coach en séduction ultra-sexiste

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Le web se mobilise contre un coach en séduction ultra-sexiste
@ Capture d'écran Facebook
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TRAQUE EN LIGNE - Les réseaux sociaux sont depuis quelques jours vent debout contre un coach en séduction qui prône l'agression de jeunes japonaises. 

"#TakeDownJulienBlanc". Vous avez sans doute vu passer ce hahstag sur Twitter ces derniers jours. Près de 14.000 tweets ont relayé le mots-clé. Une mobilisation mondiale sur les réseaux sociaux mais aussi une pétition contre un homme : Julien Blanc, un coach en séduction un peu particulier.

Qui est Julien Blanc ? Le jeune homme est d’origine suisse. Coach en séduction, il travaille pour Real Social Dynamics (RSD), une société qui se présente comme “leader mondial en conseil de séduction”. Julien Blanc participe à des séminaires organisés dans le monde entier où il distille ses “conseils” devant un public masculin souvent hilare. En plus d’une présence importante sur les réseaux sociaux, le coach a son propre site, où il relate son expérience. Il se présente comme un jeune garçon peu populaire ayant appliqué les conseils en séduction glanés sur le web. Photos à l’appui, il raconte ses diverses conquêtes de manière très offensive. Apprendre à des jeunes hommes peu sûrs d’eux comment coucher avec des filles, c’est son métier donc. 

La polémique. Ce n’est pourtant pas via ce blog que Julien Blanc s’est fait repérer mais par une vidéo postée dimanche 2 novembre par RSD. Le titre de la vidéo est éloquent : “un homme blanc baise des femmes asiatiques à Tokyo”. Le contenu l’est encore plus. “A Tokyo, si vous êtes un homme blanc, vous pouvez faire ce que vous voulez” débute-t-il. Devant un parterre masculin hilare, il leur conseille de ne pas hésiter à “attraper les filles par les bras” et même à “mettre leur tête entre les jambes”. On le voit lui-même appliquer cette “méthode de séduction”. Selon Julien Blanc, aucun danger, car les Japonaises n’osent pas se défendre. Il suffit, en effet, de crier “Pikachu, Pokemon ou Tamagotchi” et le tour est joué. 

La vidéo polémique :

Une mobilisation mondiale. Face à cette vidéo, une jeune chinoise décide de réagir. Jenn Li poste un tweet le 2 novembre où elle se met en tête de “faire tomber” Julien Blanc. “Comment oses-tu penser qu’il n’y a pas de problèmes à agresser le corps des femmes asiatiques. Ou de n’importe quelle femme”. Jenn Li lance le hashtag #TakeDownJulienBlanc qui devient viral. 

Pétition en ligne. La jeune femme lance aussi une pétition sur le site change.org afin d’inciter les hôtels à annuler les séminaires de Julien Blanc prévus dans leurs murs. Plus de 22.000 personnes l’ont déjà signée. Le Facebook de Julien Blanc est aussi assailli de messages hostiles. Isobel Larkin, une jeune Australienne, écrit par exemple : “Tu es dégoutant. Quitte notre pays, s’il le plait. L’Australie a suffisamment de problèmes avec les violences faites aux femmes pour qu’un indiot dans ton genre en fasse la promotion”. Contacté par Europe 1, le jeune homme n’a pour l’instant accordé aucune interview, tout comme sa société. 

La mobilisation commence, cependant, à payer. Un hôtel de Melbourne a ainsi annulé la venue de Julien Blanc le 6 novembre dans son établissement. Le compte Instagram du coach n’est plus accessible mais ses autres comptes le sont toujours. Selon plusieurs internautes, Youtube et Facebook n’ont pas considéré que les signalements étaient fondés.