Mixité : ces métiers auxquels les femmes (ou les hommes) ne pensent pas

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Mixité : ces métiers auxquels les femmes (ou les hommes) ne pensent pas
@ AFP
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L’Association nationale pour la formation professionnelle adulte (Afpa) sensibilisait jeudi à la formation aux métiers traditionnellement occupés par des hommes… et inversement.

Oui, on peut être une femme peintre en bâtiment et un homme secrétaire assistant… Pour changer les mentalités, l’Association nationale pour la formation professionnelle adulte (Afpa) organisait jeudi une journée dédiée à la mixité. Le mot d'ordre : "Femmes/hommes, osez d'autres métiers". Objectif de cette journée de sensibilisation ? Encourager la formation des femmes à des métiers traditionnellement occupés par des hommes… et inversement. Explications

Moins de 20% des métiers sont mixtes. Selon un avis du Conseil économique, social et environnemental sur la mixité des métiers parus en 2014 seuls 17% des métiers, représentant 16% des emplois peuvent être considérés comme mixtes "au sens où ils sont occupés par au moins 40% de chaque sexe". Selon le dernier rapport Eve et Donzel qui compile les chiffres clés et les données sur l'égalité professionnelle, près de 50% des femmes actives françaises se concentrent sur une douzaine de métiers seulement.

Une ségrégation professionnelle. Les métiers de service aux particuliers comme ceux d'assistantes maternelles, d'aides à domicile et d'aides ménagères comptent plus de 95  % de femmes. Il en est de même des pour les métiers d'aides-soignants, infirmiers et secrétaires. Autant de métiers qui à eux seuls concentrent 20% de l’emploi féminin. A contrario, les métiers de conducteurs de véhicules ou d'ouvriers qualifiés dans le bâtiment sont des métiers très majoritairement masculins.

La formation, vecteur de mixité ? Pour l'Afpa, la formation et la réorientation professionnelle peut être l'occasion pour une femme, par exemple, de s'ouvrir à ces métiers a priori perçus comme masculine. Problème : les femmes utilisent moins leur droit à la formation : en 2014, elles n'ont représenté que 28,9% des personnes formées par l'organisme. Le facteur social pèse également lourd : seules 29% des femmes ouvrières ont déjà bénéficié d’une formation professionnelle.