Migrants : Paris et Berlin prêts à envoyer 600 experts en Grèce

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Migrants : Paris et Berlin prêts à envoyer 600 experts en Grèce
@ ARIS MESSINIS / AFP
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"L'Allemagne et la France sont disposées à envoyer des experts dans les îles grecques de la Mer Egée", ont déclaré les ministres de l'Intérieur des deux pays.

Paris et Berlin sont prêts à envoyer jusqu'à 600 policiers et experts de l'asile en Grèce, ont déclaré les ministres de l'Intérieur des deux pays dans une lettre commune, alors qu'Athènes va se retrouver en première ligne pour renvoyer des migrants en vertu de l'accord UE-Turquie.

400 officiers de police. "Afin de mettre l'accent sur l'urgence particulière" qu'affronte la Grèce après l'accord trouvé vendredi entre les 28 Etats membres et Ankara, "l'Allemagne et la France sont disposées à envoyer des experts dans les îles grecques de la Mer Egée" dès qu'Athènes aura exprimé ses besoins, ont indiqué Bernard Cazeneuve et son homologue allemand Thomas de Maizière, selon cette lettre dont l'AFP s'est procuré une copie. L'Allemagne comme la France sont prêtes à fournir chacune "jusqu'à 200" officiers de police supplémentaires pour l'agence de surveillance des frontières Frontex, et "jusqu'à 100" personnels pour l'agence européenne de l'asile EASO, selon cette lettre, qui confirme une information de l'édition dominicale du journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. 

"En matière de retours, la France et l'Allemagne sont également prêtes à fournir une assistance technique à la Grèce, afin d'assister les autorités grecques en vue du renforcement des procédure de retours", ajoutent les ministres de l'Intérieur dans cette lettre adressée à la Commission européenne. Les 28 pays membres de l'Union européenne ont conclu vendredi un accord crucial avec Ankara au terme duquel tous les migrants arrivant dans les îles grecques à compter de dimanche seront renvoyés vers la Turquie.

280 millions d'euros sur six mois. De son côté le gouvernement grec a indiqué samedi qu'il allait présenter dans la soirée son "plan d'application" à la Commission européenne et demander "son concours et celui des Etats membres pour la mise en oeuvre immédiate" de l'accord. "Nous espérons que plusieurs Etats membres suivront notre exemple", car "ce n'est qu'en travaillant ensemble que nous parviendrons à gérer cette situation de crise sans précédent en Grèce", ajoutent Bernard Cazeneuve et Thomas de Maizière.

La Commission européenne a estimé que quelque 4.000 agents devront être mobilisés pour cette opération, dont un millier de "personnel de sécurité et militaire" et quelque 1.500 policiers grecs et européens, pour un budget estimé à 280 millions d'euros sur les six prochains mois.