Meurtre d'Alexia Daval : son mari Jonathann, entendu par le juge d'instruction à sa demande, nie toujours avoir brûlé le corps

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Meurtre d'Alexia Daval : son mari Jonathann, entendu par le juge d'instruction à sa demande, nie toujours avoir brûlé le corps
Jonathann s'était présenté en mari éploré pendant trois mois. @ SEBASTIEN BOZON / AFP
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Pour la 2ème fois depuis sa mise en examen pour "meurtre sur conjoint", Jonathann Daval a été entendu par le juge d'instruction mercredi. Il maintient sa version. 

Jonathann Daval, qui a reconnu en janvier avoir étranglé son épouse Alexia en Haute-Saône, a été entendu à sa demande mercredi à Besançon par le juge d'instruction chargé de l'affaire, selon une source proche du dossier. Ses avocats ont décidé "en l'état de ne pas communiquer" afin "de ne pas nuire à l'enquête". Il s'agit de la deuxième audition de l'informaticien de 34 ans depuis sa mise en examen en janvier dernier pour " meurtre sur conjoint ", un crime qui lui fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité.

Durant son audition avec le juge d'instruction, Jonathann Daval a maintenu sa version des faits, affirmant ne pas avoir brûlé le corps d'Alexia, selon les informations du Bien public

Il avoue l'avoir tuée. Placé en détention provisoire, il a été incarcéré dans l'unité psychiatrique de la maison d'arrêt où il est détenu, en raison de sa fragilité psychologique et physique. Jonathann Daval avait reconnu avoir tué son épouse Alexia, 29 ans, lors d'une dispute conjugale au domicile du couple à Gray-la-Ville, dans la nuit du 27 au 28 octobre. En revanche, il conteste avoir brûlé son corps, retrouvé fin octobre en partie calciné, dans un bois près de Gray. Le suspect avait affirmé en garde à vue qu'il ne "voulait pas" la tuer, mais qu'ils en étaient venus aux mains et qu'il avait étranglé Alexia en tentant de la "maîtriser". Le couple connaissait de "fortes tensions" en raison de leurs difficultés à avoir un enfant.

L'image d'un mari éploré. Selon les résultats de l'autopsie, la jeune femme de 29 ans a été violemment frappée et étranglée. "La mort a été donnée volontairement et non pas accidentellement", avait souligné la procureure de la République de Besançon, Edwige Roux-Morizot. Pendant les trois mois de l'enquête diligentée par les gendarmes de la section de recherches de Besançon, Jonathann Daval avait maintenu qu'Alexia était partie faire un footing et qu'elle n'était jamais rentrée. En public, comme en privé, il s'était présenté en mari éploré. Il a finalement avoué le crime à la fin de sa garde à vue en janvier, acculé par les éléments scientifiques rassemblés par les gendarmes.