Metz : la patiente est morte des suites d'une chute

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Metz : la patiente est morte des suites d'une chute
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Le corps de la femme âgée de 67 ans était dissimulé dans un étroit conduit de ventilation. Sa mort a été causée par une chute, selon l'autopsie.

Une patiente de l'hôpital Bon-Secours de Metz, disparue depuis le 18 août dernier, a été retrouvée morte mardi soir dans un patio de l'hôpital. La patiente, âgée de 67 ans, avait été soignée pour des douleurs abdominales sans gravité.

Alors que sa sortie était programmée le 18 août au matin, la patiente a disparu quelques heures plus tôt, en emportant son téléphone portable. Son corps a été retrouvé une semaine plus tard, mardi soir, dans un conduit de ventilation vertical de 50 cm sur 50 cm, qui se trouve dans un patio "inaccessible au public, puisque la porte est verrouillée par un cadenas", a indiqué jeudi le directeur général adjoint de la structure, Dominique Peljak. "Il fallait sauter par une fenêtre du premier étage pour y accéder".

L'autopsie a révélé que la patiente était morte des suites de sa chute, selon les informations d'Europe 1. Toutes les pistes restent envisagées, mais les enquêteurs s'orientent vers la thèse de l’ accident ou du suicide. Ils n'excluent pas une mise en cause de l'hôpital.

Plusieurs questions restent en suspens. D'abord, selon Dominique Peljak,"une personne de corpulence normale n'aurait pas pu rentrer dans ce trou de ventilation". "Le protocole en cas de fugue avait été mis en place", précise le directeur adjoint de l'hôpital. "Nous avions appelé les services de sécurité interne et la police". "En tout, onze recherches avaient été effectuées sur les 48.000 m2 de surface de l'hôpital et nous avions visionné toutes les vidéos des caméras de surveillance", poursuit-il, en rappelant qu'un avis de recherche avait été lancé dans la presse locale.

Une recherche de la localisation du téléphone portable avait par ailleurs permis d'établir que la patiente se trouvait dans un rayon de 500 m autour de l'hôpital. "Nous n'avons pas d'explication sur ce qui s'est passé: elle n'avait pas de problèmes de désorientation, pas de troubles psychiatriques ou psychologiques, elle était valide", ajoute le responsable de Bon-Secours.