Menace terroriste : la police sur le qui-vive tout l'été

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Après deux attaques terroristes dans l'Hexagone au mois de juillet, les forces de l'ordre et la justice restent en alerte cet été.

Les forces de l'ordre et la justice n'ont aucun répit, y compris pendant les vacances d'été. Après les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray qui ont frappé la France en juillet, les autorités sont sur les dents. Certains enquêteurs du renseignement et de la police judiciaire dorment au bureau, viennent avec plusieurs chemises d'avance et commandent des plateaux-repas sur leur lieu de travail pour rester en alerte.

De fausse alertes. Dans les commissariats, les policiers sont aussi sur le qui-vivre, notamment à Paris : ils passent la journée à apprendre des visages par cœur - des visages qui défilent sur les fiches d'alerte qu'ils reçoivent tous les jours - pour ne rien louper lors des patrouilles. D'autant que les alertes de citoyens pleuvent. Elles sont plus ou moins sérieuses mais il faut tout vérifier, quitte parfois à perdre son temps. Comme lorsque, la semaine dernière, la police lance un appel à témoins pour retrouver un Afghan et qu'une femme prévient les gendarmes qu'un homme est susceptible de passer à l'acte. Ce dernier est retrouvé, arrêté et interrogé, mais il s'agissait d'une fausse alerte.

Sur Internet aussi, les forces de l'ordre assurent une présence et surveillent les réseaux sociaux, comme Télégram, sur lesquels les menaces prolifèrent. Une jeune de 16 ans a été arrêtée à Melun, soupçonnée de co-administrer un forum. Elle était toujours en garde à vue dimanche soir.