Marche "sauvage" de manifestants criant "Ni Le Pen ni Macron" à Paris et Bordeaux

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Marche "sauvage" de manifestants criant "Ni Le Pen ni Macron" à Paris et Bordeaux
A Paris, les manifestants ont bloqué la circulation pendant près d'une demi-heure@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Les manifestants, souvent le visage dissimulé par une écharpe ont été dispersés par les forces de l'ordre après avoir bloqué la circulation pendant plus d'une demi-heure.

Une centaine de personnes criant "Ni Le Pen ni Macron" ont participé à une manifestation "sauvage" vendredi soir dans l'est de Paris. À Bordeaux, ils étaient 250 à se rassembler pour protester contre le duel du second tour de la présidentielle, a constaté l'AFP.

Plus d'une demi-heure de manifestation. Aux cris d'"Anticapitalistes !" ou encore "Tout le monde déteste le FN", les manifestants, le visage souvent dissimulé par une écharpe, ont zigzagué dans le Xe arrondissement, jusqu'à proximité de la gare de l'Est, renversant poubelles et encombrants pour ralentir la progression des forces de l'ordre derrière eux.

Leur parcours au pas de course, qui a duré plus d'une demi-heure, a fortement perturbé la circulation, jusqu'à ce que les manifestants, poursuivis par plusieurs dizaines de gendarmes mobiles et des policiers arrivés en renfort, se dispersent soudainement sur les Grands boulevards. Une manifestation à l'appel des "autonomes" avait rassemblé quelques dizaines de personnes sur le parvis de l'Hôtel de ville auparavant, sans incident.

Un policier a perdu trois dents. À Bordeaux, environ 250 personnes se sont retrouvées devant le grand théâtre, à l'appel notamment de la Coordination Jeunes Bordeaux. Elles ont ensuite marché dans les rues du centre-ville, bloquant la circulation, et scandant des slogans comme "résistance, résistance, Macron, Le Pen même combat" ou encore plus local : "apéro chez Juppé". Ils étaient une poignée en fin de soirée lorsque la police les a dispersés de façon "un peu musclé", selon les forces de l'ordre. Un policier a été blessé, il a perdu trois dents.

Une série de manifestations, notamment de lycéens, ont eu lieu depuis le soir du premier tour de la présidentielle et l'accession au second tour d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen, parfois émaillées de tensions avec les forces de l'ordre.