Marche des veuves de l’amiante pour réclamer un procès

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Marche des veuves de l’amiante pour réclamer un procès
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Près de 1.500 personnes ont participé samedi à Dunkerque à une marche nationale des veuves de salariés victimes de l'amiante.

Derrière une banderole clamant "Nos empoisonneurs doivent être jugés sans délai", près de 1.500 personnes ont participé samedi à Dunkerque à une marche nationale des veuves de salariés de l'industrie victimes de l'amiante. Les manifestants venus de toute la France, mais aussi d'Italie et de Belgique réclament la tenue d'un procès pénal.

"L'annonce de la suppression possible du juge d'instruction par Sarkozy est inacceptable. ‘Sarko’ lance un message à ceux qui ont brisé nos vies: ‘dormez sur vos deux oreilles, je veille sur vous’", a estimé le président de l'antenne régionale de l’association nationale des victimes de l’amiante, Pierre Pluta.

Ecoutez le reportage de Jessica Jouve au coeur du cortège à Dunkerque:



Pour Michel Parigot, président du comité anti-amiante de Jussieu, "il y a une absence de volonté politique de faire". Selon lui, le but d'un procès pénal serait de "comprendre l'enchaînement qui conduit à des catastrophes" comme celle de l'amiante et d'en "tirer des conclusions en matière de prévention".

Ecoutez Michel Parigot au micro de Pierre de Vilno :


Des magistrats étaient présents, comme Virginie Valton, secrétaire nationale de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), au nom du "combat commun pour le maintien des juges d'instruction".

Trois veuves ont déposé à la sous-préfecture du Nord des lettres adressées à Nicolas Sarkozy pour réclamer le maintien du juge d'instruction. Les veuves ont également déposé au palais de justice 17.000 cartes avec un symbole "mort pour l'amiante", comme autant de morts de l'amiante en France depuis la première marche des veuves en 2004

Les veuves de l'amiante, qui ont repris leur manifestations en avril 2009, avaient cessé de défiler en janvier 2006, après l'annonce par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et de Pascal Clément, ministre de la Justice, de la création d'une cellule d'enquête de la gendarmerie spécialisée dans les affaires d'amiante.