Manuel Valls qualifie d'"insupportables" les violences en marge des manifestations

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Manuel Valls qualifie d'"insupportables" les violences en marge des manifestations
Manuel Valls.@ ERIC FEFERBERG / AFP
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Le Premier ministre a estimé que "ceux qui cassent" devraient trouver une "réponse très ferme". 82 personnes ont été interpellées jeudi en marge des manifestations contre la loi Travail.

Le Premier ministre Manuel Valls a qualifié vendredi d'"insupportables" les violences qui ont émaillé les manifestations d'opposants à la loi Travail et au recours au 49-3 jeudi, estimant que "ceux qui cassent" doivent trouver une "réponse très ferme" à leurs actes. Des dizaines de milliers d'opposants à la loi Travail et au recours au 49-3 ont en effet manifesté dans toute la France, lors de rassemblements parfois émaillés de violences, en particulier à Paris, Nantes ou Toulouse.

"Soutien" aux policiers. Manuel Valls a par ailleurs exprimé, en marge d'une visite de chantier à Orly, son "soutien" aux policiers et aux gendarmes qui ont "l'esprit de sacrifice" et refusé toute "mise en cause des forces de l'ordre (...) qui ont des inspections générales à chaque fois qu'il y a un doute, une mise en cause". "Ce qui est insupportable, ce sont les casseurs, ceux qui détruisent des biens publics, qui détruisent des permanences de parlementaires", a-t-il poursuivi. "Nous sommes dans une démocratie où chacun peut s'exprimer librement dans la rue, alors que nous faisons face à une menace terroriste, que nous connaissons la mise en oeuvre de l'état d'urgence", a-t-il ajouté. 

Plusieurs interpellations. Le Premier ministre a précisé que "plusieurs interpellations ont eu lieu et je ne doute pas que la justice fera son travail. Cela a été vrai à Paris, au Havre, à Rennes ou à Nantes". "Ceux qui cassent doivent trouver une réponse très claire et très ferme de la part du gouvernement", a-t-il estimé appelant aussi, sans autre précision, "certains à sortir de l'ambiguïté et à condamner avec la plus grande fermeté ceux qui s'en prennent à l'ordre républicain". Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, des "heurts, parfois très violents, dus à une minorité d'activistes, ont (...) été constatés dans la capitale et en province". "Au total, 18 policiers, gendarmes et militaires ont été blessés", 12 en province et 6 à Paris

Sur un total de 82 interpellations, 75 ont été menées en province et 7 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.