Manifestation à Paris de 200 policiers "en colère", entre la Concorde et l'Arc de Triomphe

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Manifestation à Paris de 200 policiers "en colère", entre la Concorde et l'Arc de Triomphe
La grogne des policiers s'est réveillée en octobre dernier après l'attaque au cocktail molotov de quatre d'entre eux dans l'Essonne. Image d'illustration. @ VALERY HACHE / AFP
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Ils ont manifesté, puis formé une chaîne humaine et entonné une Marseillaise avant de se disperser. 

Quelque 200 policiers ont manifesté jeudi soir à Paris, entre la place de la Concorde et l'Arc de Triomphe, pour exprimer leur "colère", plus d'un mois après le début d'un mouvement de grogne qui a depuis reflué.

"Être policier tue". Dans leur dos, certains manifestants avaient accroché des pancartes "face à la répression, la solidarité est notre arme", "être policier tue" ou encore "en 2017, je me suiciderai 'pour des raisons strictement personnelles'". En civil, certains portant un brassard orange, d'autres le visage dissimulé sous un foulard ou une cagoule, les policiers, soutenus par des citoyens, se sont réunis vers 21h30 place de la Concorde, avant d'emprunter les Champs-Élysées jusqu'à l'Arc de Triomphe. Ils ont alors formé une chaîne humaine autour du monument et ont entonné la Marseillaise, avant de se disperser aux alentours de minuit trente.

Un mouvement qui s’essouffle. Le mouvement de grogne policière, qui avait démarré le 17 octobre sur les Champs-Elysées après l'attaque le 8 octobre de quatre policiers au cocktail Molotov à Viry-Châtillon dans l'Essonne, s'est essoufflé à partir de la mi-novembre. Des manifestations continuent toutefois d'avoir lieu à travers la France. Deux cents personnes se sont ainsi mobilisées jeudi soir devant le commissariat de Chambéry.

Cazeneuve a promis 250 millions. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé une enveloppe de 250 millions d'euros notamment de nouveaux matériels et véhicules, et promis un texte législatif fin novembre sur la légitime défense des policiers. "De la poudre aux yeux", estimait jeudi soir à Paris Olivier, gardien de la paix en Seine-et-Marne. "On risque notre vie. On veut plus de moyens, plus d'effectifs. Et le mouvement continuera jusqu'à ce qu'on soit entendu par le gouvernement", lance Damien, qui travaille dans un commissariat de Seine-Saint-Denis.