Manifestation à Antibes contre la "détention" des dauphins au Marineland

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Manifestation à Antibes contre la "détention" des dauphins au Marineland
Un arrêté du ministère de l'environnement du 6 mai a interdit la reproduction des dauphins en captivité.@ VALERY HACHE / AFP
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"Le combat continue pour nous, les dauphins n'ont rien à faire en détention", a expliqué Emmanuelle Sultani, de l'association C'est Assez! 

Une cinquantaine d'opposants au parc Marineland d'Antibes (Alpes maritimes) ont manifesté dimanche pour sa fermeture, huit jours après l'arrêté anti-reproduction des dauphins en captivité, une disposition qui a pris de court le parc aquatique qui compte se battre en justice.

"Le combat continue". Les manifestants ont scandé "Empty the tanks" (Videz les bassins) et déployé des banderoles demandant la fermeture des delphinariums en France. "On salue l'arrêté mais le combat continue pour nous, les dauphins n'ont rien à faire en détention", a expliqué Emmanuelle Sultani, de l'association C'est Assez! "On envisage un recours à coup d'avocats, je les vois lundi", a annoncé le directeur zoologique du Marineland Jon Kershaw, qui ne décolère pas : " Je ne sais pas ce qui est possible de faire légalement mais ce qui nous a le plus choqués c'est l'interdiction de la reproduction pour les dauphins. Le reste de l'arrêté, on savait".

"Comme la pilule". "Ce qui me chagrine le plus, c'est que tout ce dossier a été fait avec notre collaboration (... Le dernier arrêté de 1981 était obsolète et nous nous étions nous-mêmes imposés de vastes améliorations", a-t-il ajouté. Pour les orques, Marineland avait anticipé l'arrêté publié le 6 mai et déjà commencé à mettre ses quatre orques sous contraceptifs, sous la forme d'un liquide ajouté aux rations de poisson, "chaque jour, comme la pilule". Mais pour les dauphins, "cela nous condamne à séparer des groupes familiaux unis et ce n'est jamais bien de jouer avec les hormones", proteste Jon Kershaw, qui supervise une soixantaine de soigneurs. "Cet arrêté a été fait pour le bien-être animal. Or, on va faire souffrir des animaux pour faire plaisir à des activistes, je ne peux pas appeler ça autrement que de la maltraitance!"

Besoins naturels des dauphins. Dans une lettre ouverte publiée cette semaine, les soigneurs du parc déplorent eux aussi cette "incohérente décision", estimant que "si la reproduction est interdite, c'est maintenant que commence la maltraitance". Ce à quoi la fondation Brigitte Bardot, qui soutient l'arrêté, a répliqué : "Si les soigneurs du Marineland d'Antibes se préoccupent soudainement de répondre aux besoins naturels des dauphins qu'ils maintiennent prisonniers, alors qu'ils leur offrent enfin la liberté ! ".