Manifestant éborgné à Rennes : deux policiers en garde à vue

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Manifestant éborgné à Rennes : deux policiers en garde à vue
@ AFP
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Le jeune étudiant de 20 ans avait été éborgné lors de la manifestation anti-loi travail du 28 avril 2016.

Deux policiers étaient entendus mardi à Rennes sous le régime de la garde à vue par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), dans le cadre de l'enquête sur l'étudiant éborgné en marge de la manifestation du 28 avril contre la loi travail. Deux policiers rennais de la Section d'intervention, chargée du maintien de l'ordre, sont entendus depuis mardi matin, a-t-on appris de source policière.

Alors que plusieurs dizaines de policiers étaient rassemblés depuis 9H devant le bâtiment où se déroulait l'interrogatoire, en soutien à leurs collègues, quelque 180 personnes - selon la police - ont manifesté à la mi-journée à l'appel du syndicat SUD aux cris de "Désarmons la police". Jean-François Martin, 20 ans, étudiant en géographie à l'université Rennes 2, avait été éborgné lors de la manifestation anti-loi travail du 28 avril 2016.

Une enquête confiée à la police des polices. Ce jour-là, après la manifestation officielle, plusieurs centaines de jeunes manifestants étaient venus affronter les policiers qui empêchaient l'accès à l'hyper-centre de Rennes. L'un des manifestants avait lancé un engin explosif sur les forces de l'ordre, et ces dernières avaient chargé pour disperser la foule. Le 29 avril, le parquet avait confié une enquête à l'IGPN, la "police des polices".

Selon les premières investigations de l'IGPN, avait précisé le parquet, "au moins deux tirs de LBD avaient été effectués par les services de police en réaction à des jets de projectiles, ainsi que d'une fusée tirée dans leur direction, ayant embrasé le store d'un magasin, et en provenance de la zone où se trouvait le plaignant". La victime avait porté plainte contre X début mai pour "violence aggravée". Le parquet de Rennes avait alors ouvert une information judiciaire afin de "déterminer si les conditions et circonstances du tir étaient conformes aux principes de nécessité et de proportionnalité".