L'UFC-Que Choisir a listé 400 cosmétiques contenant des substances indésirables

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L'UFC-Que Choisir a listé 400 cosmétiques contenant des substances indésirables
Selon l'UFC-Que Choisir, 400 cosmétiques contiendraient des produits indésirables.@ FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Selon l'association UFC-Que Choisir, 400 cosmétiques contiendraient des substances indésirables. La liste tenue par l'association a plus que doublé depuis février 2016.

L'association UFC-Que Choisir recense désormais "près de 400 produits", dans sa base de données "des cosmétiques contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables". Elle appelle mardi les pouvoirs publics à "instaurer des mesures réglementaires plus protectrices".

La liste a doublé depuis février 2016. Depuis son lancement en février 2016, cette liste a plus que doublé, déplore dans un communiqué l'organisme de protection des consommateurs qui a dans sa ligne de mire "onze substances ou familles de substances indésirables préoccupantes" dont les perturbateurs endocriniens tels que le BHA ou les butyl- et propyl-parabens, ainsi que des allergènes comme la methylisothiazolinone (MIT).

"Même les produits pour bébés ne sont pas épargnés", souligne l'UFC-Que Choisir, en regrettant par exemple la présence de phenoxyethanol, un conservateur toxique pour le foie, dans plusieurs crèmes destinées aux nourrissons.

Très peu de modifications dans les produits déjà incriminés. Certains industriels ont bien modifié la composition de leurs produits mais "ces changements de formules restent malheureusement bien trop rares, puisqu'un an après notre première étude, 90% des produits incriminés en 2016 contiennent toujours les mêmes substances indésirables", ajoute l'association.

Toutefois, "mis à part quelques rares produits en infraction avec la loi, la présence de ces composés indésirables est légale, à la faveur d'une réglementation laxiste", remarque l'UFC-Que Choisir.

UFC-Que Choisir demande à l'Europe d'encadrer strictement les étiquetages. Pour les perturbateurs endocriniens par exemple, "les projets de définitions proposés par la Commission européenne exigent un niveau de preuve si élevé que, dans la pratique, aucune substance ne se verrait interdite", regrette l'organisation.

Elle presse donc "les pouvoirs publics européens de mettre en oeuvre sans délai les recommandations des experts en matière de retrait des substances, d'encadrer strictement les allégations d'étiquetage (comme les mentions "hypoallergénique" ou "sans paraben", ndlr) et, plus généralement, de proposer une nouvelle définition des perturbateurs endocriniens permettant un retrait effectif de ces substances nocives".