Loire : nouvelle manifestation contre l'installation d'une prison

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Loire : nouvelle manifestation contre l'installation d'une prison
Guy Françon (SE), le maire de cette commune de 1.600 habitants pressentie pour la réimplantation de la maison d'arrêt départementale, dénonce un "déni de démocratie".@ JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Plusieurs centaines de personnes ont défilé, samedi matin, contre le projet d'implantation d'une prison près de Saint-Étienne. 

Près de 600 personnes selon la gendarmerie, un millier d'après les organisateurs, ont à nouveau manifesté samedi matin contre le projet d'implantation d'une prison à Saint-Bonnet-les-Oules, dans la Loire.

Le cortège d'environ 300 voitures et quelques dizaines de tracteurs et camions a effectué une opération escargot et perturbé la circulation sur la dizaine de kilomètres qui sépare Saint-Bonnet-les-Oules et l'entrée nord de Saint-Étienne.

Un bâtiment de 550 places. Un nouvel établissement pénitentiaire de plus de 550 places, représentant un investissement de 65 millions d'euros, doit remplacer d'ici 2021 l'actuelle maison d'arrêt de La Talaudière. Mise en service en 1968, cette dernière a une capacité de 328 places. Guy Françon (SE), le maire de cette commune de 1.600 habitants pressentie pour la réimplantation de la maison d'arrêt départementale, dénonce un "déni de démocratie". Les opposants brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit "stop à la destruction des terres agricoles", "non à la prison à la Saint-Bonnet-les-Oules".

La proximité d'un site Seveso. Pour Éric Bayard, président du collectif d'opposants, la réalisation prévue "sur un terrain en partie inondable et traversé par une ligne à haute tension" se heurte à d'autres obstacles tels que "la proximité d'un aéroport et d'un site Seveso".

Les organisateurs et la préfecture de la Loire ont indiqué que cette troisième manifestation contre le projet, après deux premières en novembre, s'est déroulée sans incidents.
Une réunion est prévue le 27 janvier à Saint-Étienne, avec la direction de l'Agence publique pour l'immobilier de la justice (Apij), a par ailleurs indiqué le maire de Saint-Bonnet-les-Oules. "À ce jour rien n'est décidé m'a affirmé le ministère de la Justice. C'est à ce moment que sera présenté aux maires concernés un comparatif des caractéristiques des différents sites envisagés", a poursuivi Guy Françon.