Limitation à 80 km/h : les élus locaux toujours remontés contre la mesure

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"Nous allons être victimes d’un ralentissement généralisé avec des conditions de dépassement bien moins sécurisées qu’elles ne l’étaient auparavant", estime un député LR du Cantal.

La mesure a pris effet dimanche à minuit. Sur 400.000 kilomètres de routes nationales et départementales sans séparateur central, il faudra désormais rouler à 80 km/h au lieu de 90. Une mesure assumée par le Premier ministre Edouard Philippe pour réduire le nombre de morts sur les routes. "Pour le dire de façon peut-être un peu triviale, l'objectif, ce n’est pas d’emmerder le monde", estime le chef du gouvernement. Mais la mesure est toujours contestée par certains élus locaux.

Les nouveaux panneaux de signalisation pas installés dans la Creuse. Dans la Creuse, aucun panneau annonçant la nouvelle limitation de vitesse n’a été installé. La présidente LR du département, Valérie Simonet, justifie sa décision par le fait que la mesure "va contribuer à l'enclavement du département". Si vous roulez à 90 km/h, vous serez quand même flasher par les radars mais vous ne recevrez pas de contravention si vous la contester. Le but du gouvernement est, pour l'instant, de faire de la pédagogie.

"Des conditions de dépassement bien moins sécurisées". Dans le département voisin du Cantal, le député LR Vincent Descoeur s’est battu à l'Assemblée, sans succès, pour obtenir des dérogations sur certains axes. "Ce que je vais m’attacher à faire, c'est apporter la preuve que ce que je prédisais va se réaliser et cela ne me réjouis pas", explique-t-il au micro d'Europe 1. "En roulant à 80km/h, on va être dans l'impossibilité de doubler les véhicules lourds et nous allons être victimes d’un ralentissement généralisé avec des conditions de dépassement bien moins sécurisées qu’elles ne l’étaient auparavant", conclut-il.