Licencié pour avoir refusé de serrer la main de son supérieur

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Licencié pour avoir refusé de serrer la main de son supérieur
Constellium est une entreprise spécialisée dans la production d'aluminium.@ Maxppp
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L’ex-employé de 33 ans conteste le motif de son renvoi alors que la CGT, syndicat dont il fait parti, parle d’un faux prétexte.

Un militant CGT a été licencié par la société Constellium à Nuits-Saint-Georges en Côte-d'Or pour "faute simple", notamment pour avoir refusé de serrer la main de son supérieur, ce qui a entraîné mercredi un rassemblement de soutien de son syndicat. Cet agent de production de 33 ans, qui a requis l'anonymat, raconte avoir été surpris par un supérieur roulant "sur une dizaine de mètres" en sens interdit sur le parking extérieur de l'entreprise.

Suite à cet incident, le jeune homme, militant CGT, en poste depuis une dizaine d'années chez Constellium, avait refusé de serrer la main de son supérieur. Il a alors été convoqué en mars pour un entretien préalable. "En moins de quinze jours, j'étais licencié", a-t-il dit, ajoutant qu'il comptait engager "des procédures" pour contester son renvoi pour "faute simple", notamment pour "insubordination".

Un prétexte pour licencier. "En trente ans, je n'avais jamais vu un licenciement comme ça, pour un motif aussi maigre. C'est révoltant", a dénoncé le délégué syndical central CGT du groupe, Jean-Michel Boqueret.

Pour Eric Michon, secrétaire de l'union locale CGT, "la vraie raison est le ‘lean management’, une nouvelle méthode de management mise en place dans de nombreuses entreprises qui consiste à rentabiliser au maximum le temps de travail et qui conduit à des burn-out, des suicides et des maladies articulaires".

Selon le syndicaliste, le jeune homme licencié avait bénéficié récemment d'un arrêt de travail de deux mois après une douleur à l'épaule. "On lui a dit qu'il allait être un problème et on lui a proposé de partir", a-t-il dit, estimant que l'affaire du sens interdit sur le parking est un "prétexte".

Le responsable des ressources humaines du site de Nuits-Saint-Georges, Franck Pradal a déclaré n'avoir "aucune déclaration à faire à la presse".

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