L'évacuation des mineurs de la "Jungle" terminée ce soir, annonce Cazeneuve

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L'évacuation des mineurs de la "Jungle" terminée ce soir, annonce Cazeneuve
@ Thomas SAMSON / AFP
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Le ministre de l'Intérieur a indiqué mercredi en milieu de journée que 1.200 mineurs qui vivaient dans la "Jungle" de Calais avait déjà été pris en charge par des centres d'accueil.

L'évacuation des mineurs migrants de l'ex-"Jungle" de Calais devrait être terminée mercredi soir, a indiqué le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. 1.200 de ces jeunes ont déjà quitté les lieux en milieu de journée, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais.

1.500 mineurs a évacuer. "Nous pensons qu'à la fin de la journée, la totalité du centre d'accueil sera vide de ses occupants" et que les mineurs "auront été pris en charge dans des centres d'accueil" en régions, a dit Bernard Cazeneuve à l'issue d'une réunion à Matignon. En début d'après-midi, 1.200 jeunes ont quitté le centre d'accueil provisoire, sur les 1.500 qui y étaient installés dans des conteneurs en bordure de l'ex-bidonville depuis son démantèlement. 

Des transferts vers la Grande-Bretagne. Rappelant que "près de 6.000 personnes" avaient été mises à l'abri à Calais lors de cette opération la semaine dernière, il a estimé qu'il restait alors "2.000 mineurs à Calais", précisant que pour eux avaient été ouverts des centres où leurs dossiers seront traités, notamment pour ceux souhaitant être transférés en Grande-Bretagne. Quelques centaines de mineurs avaient déjà été transférées, notamment vers la Grande-Bretagne, ces derniers jours.

Bernard Cazeneuve s'exprimait à l'issue d'une réunion consacrée à la situation des mineurs non accompagnés de Calais, en présence notamment du garde des Sceaux et de la ministre du Logement, mais aussi des représentants des collectivités territoriales.

Une prise en charge temporaire. Lors de cette réunion, "nous avons indiqué que nous mettions en place un dispositif qui serait financé par l'Etat" et que "le droit commun prendrait la suite" mais que, "là aussi, l'Etat serait présent aux côtés des départements", a précisé Bernard Cazeneuve. Les jeunes partis de Calais ont été orientés vers des Centres d'accueil et d'orientation dédiés (ou CAOMI), déclinaison "mineurs" des CAO ouverts dans toute la France. Mais cette structure n'est que temporaire, la prise en charge des mineurs dépendant théoriquement des départements et non pas de l'Etat.