Les victimes non identifiées de Charm el-Cheikh inhumées

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Les victimes non identifiées de Charm el-Cheikh inhumées
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L'accident d'avion avait fait 148 morts, dont 134 Français, en 2004. Une trentaine de victimes n'ont jamais pu être identifiées.

Ils auront attendu six ans après le crash de Charm el-Cheikh pour incinérer les restes humains de ceux qui n'ont pu être formellement identifiés. Quelque 150 membres et proches des familles de victimes de la catastrophe aérienne se sont réunis mardi au cimetière parisien du Père Lachaise pour l'inhumation du cercueil contenant les restes des victimes non identifiées.

Pour certaines familles, cette cérémonie d'obsèques communes était indispensable pour finir ce long travail de deuil. D'autres ont préféré ne pas s'y rendre, comme Sandrine, originaire d'Auray dans le Morbihan. Les corps de sa sœur, son beau-frère et son neveu ne lui ont jamais été rendus. Les tests ADN n'auront pas suffi à les identifier formellement. Mais Sandrine refusait l'incinération.

"La science fait des progrès tous les jours, dit-elle. Conserver les corps aurait pu permettre de connaître un jour la vérité."



Sandrine et son mari ne croient pas à la thèse de l'accident. Selon eux, le dossier peut laisser penser à l'attentat. Des zones d'ombre, des intérêts en jeu, et un travail d'enquête qu'ils jugent bâclé.

L'accident d'un Boeing 737 de la compagnie égyptienne à bas coût Flash Airlines le 3 janvier 2004 à Charm el-Cheik avait causé la mort de 148 personnes. Un rapport d'experts sur l'accident a souligné, début juillet, l'insuffisance de la formation des pilotes, sans rien conclure pour autant formellement sur les causes de la catastrophe.

Europe1.fr avec Emmanuel Renard