Les universités de Nantes et Rennes 2 bloquées contre les réformes de l'université

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Les universités de Nantes et Rennes 2 bloquées contre les réformes de l'université
@ AFP
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L'université de Rennes-2 et une partie de l'université de Nantes ont été bloquées jeudi par un mouvement de protestation contre la réforme de l'accès à l'université.

L'université de Rennes-2 (langues et sciences humaines) et une partie de l'université de Nantes ont été bloquées jeudi par un mouvement de protestation contre la réforme de l'accès à l'université, selon des sources concordantes.

À Nantes, les bâtiments du campus du Tertre ont été fermés toute la journée après un "rassemblement de manifestants étudiants et extérieurs à l'université en raison de la mobilisation contre le Plan Étudiant", a indiqué la présidence de l'Université sur les réseaux sociaux.





À Rennes-2, environ 150 étudiants ont empilé des chaises et des tables devant les entrées des bâtiments, empêchant étudiants, enseignants et personnel administratif d'y accéder. "On est contre le Plan Étudiant du gouvernement, contre la sélection à l'université et contre la fin de la compensation des semestres", a expliqué Lucie Musset, présidente de l'Unef Rennes.

L'Université de Rennes 2 a indiqué qu'aucun cours n'aurait lieu. La direction de l'université de Rennes 2 a invité sur Twitter les personnels "à ne pas se rendre sur les campus Villejean et la Harpe", en raison du "blocage de l'ensemble des bâtiments du campus Villejean". "Les activités de l'établissement, en particulier d'enseignement, ne pourront avoir lieu aujourd'hui", a-t-elle ajouté.







Mardi dernier, des bâtiments administratifs avaient été bloqués. Jeudi 1er février, l'université de Rennes 2 avait déjà subi un blocage similaire. Mardi dernier, seuls les bâtiments administratifs avaient été bloqués. L'université Rennes 2 compte 24.000 étudiants, en arts, lettres et communication, langues, sciences humaines et sociales et activités physiques et sportives.

Une "sélection  déguisée" ? Pour l'accès à l'université, le projet de loi, actuellement devant le Parlement, prévoit des "attendus" pour chaque filière. Les bacheliers qui ne répondent pas aux pré-requis (définis au niveau national puis affinés par chaque établissement) seront dans l'obligation de suivre un parcours d'accompagnement pour y être acceptés. Un processus qualifié par ses opposants de "sélection déguisée".