Les universités américaines dominent le classement de Shanghai, 3 Françaises dans le Top 100

  • A
  • A
Les universités américaines dominent le classement de Shanghai, 3 Françaises dans le Top 100
L'Université Pierre et Marie Curie qui se situe à la 39e place dans le classement de Shanghai. @ BERTRAND GUAY / AFP
Partagez sur :

Par ailleurs, dans l'édition 2016 de ce classement, des universités chinoises font leur entrée pour la première fois.

Les universités américaines continuent de caracoler en tête du classement de Shanghai publié lundi, tandis que la France place trois universités dans le Top 100 : l'Université Pierre et Marie Curie, Paris-Sud et l'École normale supérieure.

Harvard, Stanford et Berkeley. Pour la 14e année consécutive, Harvard arrive en 2016 en tête de ce classement des 500 meilleures universités au monde réalisé par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy. Les trois premières places du podium (et huit des dix premières du classement) sont d'ailleurs occupées par des universités américaines, puisque Stanford se place deuxième comme l'an dernier, suivie de Berkeley qui gagne une place.

Pour la première fois, des universités chinoises. Première non-américaine, l'université britannique Cambridge arrive 4e, soit une place de mieux qu'en 2015. On trouve ensuite les américaines MIT (5e) qui descend de deux places, et Princeton (6e comme l'an dernier). Seuls quatre autres établissements non-américains atteignent le top 20 : Oxford à la 7e place (+13), l'University College de Londres à la 17e place (+1), l'Institut fédéral de technologie de Zurich (Suisse) à la 19e place (+1) et l'Université de Tokyo à la 20e (+1 également). Par ailleurs, cette année marque l'entrée, pour la première fois, d'universités chinoises dans les cent premières du classement, avec Tsinghua (58e) et Pékin (71e). 

Pour Mandon, regarder "tous les classements existants". Du côté des Français, l'Université Pierre et Marie Curie (39e), Paris-Sud (46e) et l'École normale supérieure (87e) se classent parmi les cent premières. La place de la France "doit d'abord être analysée au regard des spécificités des établissements français, notamment de leur forte dispersion", a estimé le secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur et de la recherche Thierry Mandon, en se félicitant du maintien de 22 établissements français dans les 500 premiers. "L'excellence et les spécificités de l'enseignement supérieur et de la recherche français doivent s'apprécier globalement au vu de tous les classements existants", a-t-il ajouté dans un communiqué, en rappelant que dans le classement Reuters sur les institutions de recherche mondiales les plus innovantes, "le CEA occupe la 1ère place, le CNRS la 5e, l'Inserm la 10e et l'Institut Pasteur la 17e".


Des critères de sélection critiqués. Le classement de Shanghai, créé en 2003, prend en compte six critères pour distinguer 500 des 1.200 établissements répertoriés dans le monde, dont le nombre de Nobel parmi les anciens élèves, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou le nombre de publications dans Science et Nature. Si le cabinet décrit ce classement comme "le plus fiable", ses critères tournés vers la recherche et les sciences de la vie, occultant entre autres les sciences humaines et sociales, sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements.