Les syndicats de policiers reçus à l'Élysée

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Les syndicats de policiers reçus à l'Élysée
Mercredi, les policiers seront aussi dans la rue avec un rassemblement prévu à 14h devant l'Assemblée nationale à Paris. (Image d'illustration)@ VALERY HACHE / AFP
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Les policiers vont notamment réclamer au chef de l'État la "mise en place de peines plancher pour les agresseurs de membres des forces de l'ordre".

François Hollande reçoit mercredi les syndicats de policiers, dix jours après le début du mouvement de colère hors cadre syndical qui se poursuit avec un rassemblement des protestataires prévu devant l'Assemblée nationale.

Peines planchers et révision de l'emploi des armes. Le président rencontre à l'Elysée les syndicats de police à 18 heures, puis le Conseil national de la fonction militaire de la gendarmerie à 19h30. Auprès du chef de l'État, les syndicats devraient réclamer la "révision du cadre juridique d'emploi des armes" et la "mise en place de peines plancher pour les agresseurs de membres des forces de l'ordre et services de secours", créées sous la droite et abrogées sous François Hollande. Les syndicats demandent également "l'alignement de la répression des outrages à personne dépositaire de l'autorité publique sur celle des outrages à magistrats dont les peines sont doubles".

Les précédentes rencontres jugées infructueuses. Débordés par la base, les syndicats ont échoué jusque-là à prendre la main sur le mouvement de colère des policiers qui réclament notamment plus d'effectifs et de moyens matériels. Les représentants syndicaux ont déjà rencontré la semaine dernière les ministres de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, mais "une chose est certaine : le gouvernement ne nous a pas entendus", reconnaissait Céline Berthon, du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). 

Rassemblement devant l'Assemblée nationale. De leur côté, les policiers protestataires, qui demandent aussi à être reçus par François Hollande, se sont donné rendez-vous à 14 heures devant l'Assemblée nationale. Il s'agit du premier rassemblement en journée à Paris, après ceux nocturnes quasi quotidiens depuis celui du 17 octobre sur les Champs-Élysées, qui avait lancé le mouvement, quelques jours après l'agression violente contre quatre policiers dans l'Essonne. Ce mouvement, hors cadre syndical, sans leader ni porte-parole désigné mais animé par des collectifs sur les réseaux sociaux ou par SMS, a fait tache d'huile.