Les pompiers pensent retirer leur plainte

  • A
  • A
Les pompiers pensent retirer leur plainte
Partagez sur :

Les pompiers reprochent aux spéléologues qu'ils ont dû secourir de les avoir "mis en danger" par leur imprudence.

Le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de la Drôme envisage de retirer sa plainte contre deux spéléologues accusés d'imprudence. C'est ce qu'il indique lundi, après une réaction de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. "Vu le battage autour de cette affaire, je me pose la question du maintien ou de l'abandon de la plainte", a déclaré Pascal Pertusa, président du conseil d'administration du Sdis, expliquant avoir seulement voulu susciter "une réflexion sur les sports à risque". Il se défend toutefois d'avoir voulu "remettre en cause la gratuité des secours".

Dix-sept sapeurs-pompiers et 55 sauveteurs, dont quatre plongeurs, étaient intervenus le 24 octobre pour secourir un spéléologue expérimenté, bloqué dans une grotte à Bouvante, dans la Drôme, par une montée d'eau souterraine.

Le Sdis reproche à ce spéléologue d'avoir "mis en danger la vie d'autrui", au motif que les bulletins météo prévoyaient de fortes pluies, et se réserve la possibilité de se porter partie civile "pour récupérer les 30.000 à 40.000 euros" qu'aurait coûtés l'opération, a expliqué Pascal Pertusa, président du conseil d'administration du Sdis de la Drôme.

Le deuxième spéléologue, remonté seul en catastrophe deux jours plus tard, est quant à lui visé pour "non-assistance à personne en danger et entrave à la distribution des secours". Il lui est reproché de n'avoir prévenu les sauveteurs spéléologues que le lendemain. Ces derniers ayant eux-mêmes attendu 24 heures pour prévenir les pompiers, les secours "sont partis alors que l'eau avait déjà beaucoup monté", a souligné Pascal Pertusa.

Le patron du Sdis se défend de vouloir remettre en cause le principe de la gratuité des secours, même si le sauvetage a coûté 50 fois plus cher que les "600 à 700 euros" d'une opération classique de secours à personne, mais appelle de ses voeux une "réflexion" sur les risques liés à certaines pratiques.