Les parents d'une djihadiste française partie en Syrie placés en garde à vue

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Les parents d'une djihadiste française partie en Syrie placés en garde à vue
Leur fille était partie en Syrie rejoindre l'organisation Etat islamique avec sa fille de deux ans en 2013.@ AFP
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Les parents sont soupçonnés d'avoir envoyé "plusieurs milliers d'euros"à leur fille alors qu'elle se trouvait en Syrie, où elle a été arrêtée mi-octobre.

Les parents d'une djihadiste française de 27 ans, partie en Syrie rejoindre l'organisation Etat islamique avec sa fille de deux ans en 2013, ont été interpellés et placés en garde à vue mardi matin, selon des sources concordantes. Ils sont soupçonnés de lui avoir envoyé "plusieurs milliers d'euros", alors qu'elle se trouvait en Syrie, a précisé une source proche du dossier, confirmant une information de TF1/LCI.

La djihadiste arrêtée à Raqqa mi-octobre. Les arrestations, réalisées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ont eu lieu aux Sables-d'Olonne en Vendée et à Nantes en Loire-Atlantique, a ajouté cette source proche du dossier. Elle survient dans le cadre de l'enquête préliminaire visant Margaux D., ouverte en novembre 2016 pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, a précisé une source judiciaire. La jeune femme, visée par un mandat d'arrêt d'un juge d'instruction, a été arrêtée à Raqqa mi-octobre, lors de la reprise de la ville par les forces kurdes.

Elle avait raconté son quotidien au sein de l'organisation Etat islamique dans un reportage diffusé dans le cadre de l'émission "Envoyé spécial" sur France 2. Plusieurs dossiers, dans lesquels des parents sont soupçonnés d'avoir envoyé de l'argent à leur enfant parti en Syrie combattre aux côtés de groupes djihadistes, sont actuellement entre les mains de la justice. Des condamnations pour des faits de ce type ont déjà été prononcées. Fin septembre, la mère d'un djihadiste franco-algérien, présumé mort en Syrie, avait ainsi été condamnée à deux ans de prison ferme à Paris. Margaux D. a déjà été condamnée à deux ans de prison ferme en janvier 2017 par le tribunal correctionnel de Nantes pour soustraction et non-présentation d'enfant.