Les parents d'élèves se mobilisent contre le non remplacement des enseignants

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La FCPE, la première fédération de parents d'élèves est mobilisée jeudi. Elle dénonce le non remplacement des professeurs absents. Au total, 20.000 journées de cours auraient été perdues depuis le début de l'année. 

REPORTAGE

20.000 journées de cours perdues. Le gouvernement et surtout la ministre de l’Education doivent faire face à une nouvelle fronde, celle de la FCPE, la première fédération de parents d’élèves. Ils lancent un cri d’alarme sur la question des professeurs non remplacés et se mobilisent donc jeudi. Selon les calculs de la FCPE, 20.000 journées de cours ont été perdues depuis le début de l’année, de la maternelle au lycée. La FCPE réclame donc au gouvernement une vraie réforme du système de remplacement des instituteurs et des professeurs car même quand, par exemple, une institutrice est enceinte, son remplacement est problématique.

"Ça m’embête que ma maîtresse parte puis revienne puis reparte". A l’école Léon-Maurice-Nordmann dans le 13e arrondissement de Paris par exemple, dans sa classe de CP, Tom, qui a six ans, a vu au moins cinq remplaçants défiler depuis trois semaines. Et il n’a pas encore tout à fait admis que sa maîtresse ne reviendrait pas cette année. "Ça m’embête que ma maîtresse parte puis revienne puis reparte. En plus ma maîtresse, elle sait mieux faire que les autres car les remplaçants ne font pas ce qu'elle disait", raconte-t-il au micro d’Europe 1. Résultat, sa maman, Anne Valette se retrouve à lui faire la classe le soir quand elle rentre du travail. "En ce moment, ils sont en train d’apprendre à lire donc concrètement je me retrouve à essayer de leur faire comprendre l’association de différents sons. Mais je n’ai aucune idée de la manière dont il faut enseigner cela et si ça se trouve, je leur enseigne mal", explique-t-elle.

2.300 postes créés depuis 2013. Alors la ministre de l’Education Nationale répond qu’elle a déjà créé 2.300 postes d’enseignants remplaçants depuis 2013 mais que le gouvernement de Nicolas Sarkozy en avait supprimé 1.500. "Un vivier asséché c’est très difficile à reconstituer", s'est défendu Najat Vallaud-Belkacem jeudi matin, sur Europe 1. Les pistes avancées pour résoudre le problème seraient de se prêter les remplaçants d’une ville à l’autre ou même d’une académie à une autre, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.