Les organisateurs du mouvement appellent à la levée des barrages sur l'autoroute A-16 à Calais

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Les organisateurs du mouvement appellent à la levée des barrages sur l'autoroute A-16 à Calais
Opération escargot lundi sur l'A-16 à Calais.@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Les organisateurs appellent à la levée des barrages sur l'A-16. Mais des routiers ont laissé planer le doute sur un retour rapide à la normale.

Le président de la fédération régionale du transport routier David Sagnard a appelé lundi les routiers à lever les barrages dressés à la mi-journée sur l'autoroute A-16 à Calais. Depuis lundi matin, routiers et agriculteurs, rejoints par des commerçants et des élus locaux ont conduit des opérations escargot, pour exiger le démantèlement de la "Jungle" de Calais, le plus grand camp de migrants de France.

Des effectifs policiers supplémentaires. Après une réunion avec la préfète du Pas-de-Calais, David Sagnard a fait cette annonce, qu'il a qualifiée de "décision sage", devant les manifestants regroupés sur l'A-16 avec leurs véhicules. "Nous avons eu la confirmation d'un démantèlement rapide de la +Jungle+", a-t-il souligné, précisant que "la date n'est pas déterminée car il y a des questions sécuritaires par rapport a ce démantèlement". Selon les représentants des commerçants et des routiers revenus de la réunion en sous-préfecture, la préfète a accordé un renfort supplémentaire de deux compagnies complètes de CRS - soit quelque 200 hommes - s'ajoutant aux 200 effectifs de police et de gendarmerie supplémentaires annoncés vendredi à Calais par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

La préfète a également promis une rencontre des professionnels avec l'état-major des forces de l'ordre afin d'identifier les zones spécifiques où la présence de migrants pose problème, a indiqué David Sagnard. Autres revendications satisfaites : "une réunion hebdomadaire pour faire un état des lieux" actualisé, et "des procédures d'indemnisation pour toutes les corporations", venant s'ajouter à des mécanismes d'étalement des charges existant depuis mars.

Des routiers en désaccord. Une heure plus tôt, le secrétaire général adjoint de la FDSEA, Jean-Pierre Clipet, qui représente une grande partie des agriculteurs participant au blocage, avait annoncé auprès de la presse que ses syndiqués lèveraient les barrages après avoir notamment obtenu de la préfète "l'assurance d'indemnisations pour les dégâts constatés dans leurs champs". Toutefois, sur place, des routiers et des employés du port ont exprimé leur désaccord, laissant planer une incertitude sur un retour rapide à la normale.