Les nouvelles règles d'entrée à l'université en Conseil des ministres

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Les nouvelles règles d'entrée à l'université en Conseil des ministres
Le projet de loi qui précise les nouvelles règles d'entrée à l'université va être présenté mercredi en Conseil des ministres. Image d'illustration. @ Michel Euler / POOL / AFP
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Le projet de loi enterre APB et inaugure Parcoursup, la nouvelle plateforme d'inscription dans le supérieur. 

Bientôt de nouvelles règles en vigueur pour entrer à l'université : le projet de loi, qui vise notamment à supprimer le tirage au sort et réduire le taux d'échec en première année de fac, est présenté mercredi en Conseil des ministres.

"Accueillir tous les bacheliers". Intitulé "Orientation et réussite des étudiants", le texte avait été présenté fin octobre par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Ce plan étudiants a depuis été discuté devant plusieurs instances consultatives rassemblant les représentants du monde éducatif, qui ont suggéré quelques amendements. "Notre objectif, c'est qu'à la rentrée prochaine nous soyons en capacité d'accueillir tous les bacheliers" à l'université, a dit la ministre mardi.

Bye-bye APB. Le projet de loi doit mettre fin au tirage au sort pour l'entrée à la fac. Cet été, le nombre de bacheliers laissés sans affectation après les premières vagues de réponse sur la plateforme d'admission post-bac (APB) a atteint un niveau inédit. Des dysfonctionnements qui s'expliquent en partie par une hausse de la démographie mal anticipée (+40.000 bacheliers cette année inscrits sur APB). APB définitivement enterré, la nouvelle plateforme, qui s'appellera "Parcoursup", ouvrira le 15 janvier.

Réduire le taux d'échec en licence. Les lycéens inscriront dix vœux maximum et recevront les réponses au fil de l'eau, à partir de mai. Le projet de loi prend garde d'éviter les termes de "sélection", "prérequis" ou même "attendus". Mais désormais l'inscription dans une formation en licence générale pourra "être subordonnée à l'acceptation, par le candidat, du bénéfice des dispositifs d'accompagnement pédagogiques ou du parcours de formation personnalisé proposés par l'établissement pour favoriser sa réussite". Pour le gouvernement, ces exigences doivent permettre de réduire le taux d'échec en première année en licence générale (près de 60%).