Les minarets, mode d'emploi

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Les minarets, mode d'emploi
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Combien y-a-t-il de minarets en France ? Qui décide de leur construction ? Réponses aux interrogations que suscitent ces édifices.

Après l'interdiction des minarets, dimanche, en Suisse, le débat a rebondi en France. Pour tenter d'y voir plus clair, Europe1.fr dresse un état des lieux de ces édifices sur le sol français.

Qu’est-ce qu’un minaret ?

C’est une sorte de tour qui dépasse tous les autres sommets du lieu de culte. Les minarets ont des formes variées et sont généralement surmontés du croissant de l'Islam. En France, celui de la Grande mosquée de Paris, haut de 33 mètres, est le plus élevé mais sa taille reste loin de ceux des mosquées des grandes villes musulmanes.

A quoi sert un minaret ?

Traditionnellement, le minaret a pour fonction principale de lancer l'appel à la prière, cinq fois par jour. C'est le muezzin qui est chargé de répandre cet appel par la voix. En France, ces tours ont un rôle symbolique car l’appel à la prière retentit uniquement à l’intérieur de la mosquée. "C'est purement architectural", a rappelé mardi le recteur de la Grande mosquée, Dalil Boubakeur, regrettant l'image agressive que certains tentent de lui donner. Par souci de discrétion sur une terre non musulmane, pour des raisons financières ou techniques, toutes les mosquées n’en possèdent pas. La future mosquée de Marseille a elle prévu un rayon lumineux pour signaler les heures de prière.

Combien y a-t-il de minarets en France ?

La France compte moins de dix minarets qui coiffent tous des mosquées dites "cathédrales". C’est-à-dire celles qui peuvent accueillir jusqu’à 2.000 fidèles. Le minaret de la grande mosquée de Paris qui date de 1926 est le plus ancien. Ceux de Strasbourg, Marseille, Toulouse Bayonne et Poitiers sont en construction.

Qui donne l’autorisation de construire les minarets?

D’après le code des collectivités locales, ce sont les maires qui délivrent les permis de construire des édifices cultuels. Ils ne peuvent s’opposer à un projet qui se conforme au code de l’urbanisme ou aux règles de sécurité. Mais au nom du principe de laïcité de l'Etat, les pouvoirs publics ne financent pas la construction des mosquées.